‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 170 sur 422 · Journal hanorrien^ 10 julllcl · texte numérisé non relu

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COMBAT D'AVANT-GARDK. "213

fort boisé, régnant desjnontiignes au Weser, séparait enccu'e les deux armées , et c'était dans trois villages situés aux débouchés des chemins qui traversaient ce contre-fort , que le duc de Cumberland avait placé ses avant-postes. Le maréchal , accompagné des princes et de rétat-major, s'était avancé pour les reconnaître jusqu'aux grand' gardes de M. d'Armentiéres, lorsqu'il vit tout à coup des colonnes de cavalerie, puis d'infanterie, sortir des bois et se déployer au pied des hauteurs. Était-ce un défi? Était-ce la bataille? Tandis que la canonnade s'engageait de part et d'autre et que les hussards du marquis d'Armentières escarmoucliaient avec ceux de l'ennemi, des officiers d'état-major couraient à toute bride chercher l'armée qui, deux lieues en arrière, venait de planter ses tentes sur le plateau de Halle.

Il était midi; la chaleur était accablante. Officiers et soldats se reposaient de la marche du matin; M. de Gisors, comme bien d'autres, s'était assoupi au pied d'un arbre. On le réveille en sursaut, on lui dit que la générale bat à la première ligne ; d'abord il croit rêver, puis entendant le son distinct et le rhythme significatif du tambour, il court à son régiment qu'il trouve déjà sous les armes et envoie prendre les ordres du major général. <( La gaieté qui régnoit dans le soldat, les propos qu'il tenoit et la vivacité avec laquelle les anciens se disputoient l'honneur du premier rang m'ont ému jusqu'aux larmes, écrivait-il à son père; peu après, M. de Chevert est arrivé avec l'ordre de faire remplacer à la seconde ligne le terrain qu'avoit occupé la première qui avoit déjà marché en avant. Jamais à l'exercice les rangs ne seront observés comme ils l'ont été dans notre

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