DU COMTE DE MAILLEBOIS. 23J
centre, en arrière des lignes, sur un plateau d'où ils découvraient toute la plaine. Averti par le duc d'Orléans que six escadrons hanovriens, les six escadrons du colonel Dachhausen, avaient paru dans la trouée de la droite, a ceci est une affaire manquée, » avait dit Maillebois, puis s'autorisant, sans y être autorisé, du nom du prince , il avait fait prescrire au duc de Broglie de diriger immédiatement toute sa cavalerie vers le point menacé, et il lui avait porté lui-même Tordre de se replier avec son infanterie pour prendre , d'après les arrangements réglés la veille, ses positions de retraite. Pour la cavalerie, le duc de Broglie n'avait point fait d'objections, mais quant à l'infanterie, il avait répondu qu'il lui fallait un ordre exprès et direct du maréchal d'Estrées. Alors M. de Maillebois s'était rejeté sur le marquis de Souvré qui commandait à l'extrême gauche les bataillons palatins : « Mon ami , nous sommes coupés, » lui avait-il dit, et il lui avait persuadé qu'il rendrait à l'armée un service essentiel en allant occuper en arrière les défilés les plus voisins d'Ohsen-Hagen et du Weser. Ces faits si importants et si graves, veut- on savoir comment, le lendemain, M. de Maillebois les présentait à son beau-frère? ci J'envoyai dire au maréchal ce qui me retardoit, et je fis une disposition des palatins et de la cavalerie qui se trouva le plus à portée, pour tranquilliser plutôt ce qui entouroit les princes qu'euxmêmes. Nous allâmes ensuite rejoindre M. le maréchal que nous trouvâmes dans la plus grande perplexité '. » Si , après avoir fait dire au maréchal qu'il y avait de rinfanterie et de la cavalerie qui tournait par l'extrémité