‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 188 sur 422 · Î34 LE MARECHAL SUSPEND L'OFFENSIVE · texte numérisé non relu

Î34 LE MARECHAL SUSPEND L'OFFENSIVE

des bois, M. de Maillebois s'était aussi bien empressé de lui apprendre que cette infanterie n'existait point et que toute la cavalerie se réduisait aux six escadrons signalés par le duc d'Orléans, la perplexité du maréchal n'eût pas été si grande, quoiqu'elle fût beaucoup moindre que ne voulait bien le dire son chef d'étatmajor.

L'annonce qu'un corps d'infanterie était déjà sur sa droite, la mollesse avec laquelle la moitié de l'armée ennemie avait combattu , la précipitation avec laquelle elle s'était retirée, les avis même de Chevert qui voyait les Hanovriens disparaître derrière les bois qui contournaient de son côté le pied de la montagne, tout pouvait donner à craindre au maréchal que, par une résolution d'une extrême audace, le duc de Cumberland ne portât toutes ses forces sur le chemin de Hanovre afin de prendre, soit de flanc, soit à revers, l'armée française. Le maréchal s'était donc résolu à faire lui-même un changement de front vers la roule de Hanovre et à prescrire des dispositions pour se retirer, s'il était obligé de le faire, en bon ordre. Les carabiniers avaient été envoyés pour soutenir la cavalerie qui gardait la trouée. Toute l'artillerie et les corps d'infanterie qui s'étaient avancés sur le plateau en avant de Hastenbeck, reçurent, à l'exception du régiment de Champagne et des grenadiers de France, l'ordre de se replier en deçà du chemin creux.

Beaucoup d'officiers généraux, M. de Cornillon, M. de Guerchy, le chevalier de Chabo, le marquis de Vogtté , se désespéraient de ce mouvement rétrograde dont ils ne connaissaient pas bien les causes, parce que le maréchal gardait pour lui seul les informations qu'il avait

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