‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 189 sur 422 · FIN DE LA BATAILLE · texte numérisé non relu

FIN DE LA BATAILLE

reçues de M. de Maillebois, et que M. de Maillebois se gardait bien de les communiquer aux autres. Cependant le chevalier de Chabo, durant ces manœuvres, était allé reconnaître ce qui se passait à la trouée; il annonçait positivement qu'il n y avait plus de cavalerie hanovrienne, plus d'infiuiterie non plus dans les bois. Breitenbach et Dachhausen ne se sentant pas soutenus, avaient craint d'ôtre surpris et enveloppés à leur tour. D'un autre côté, Chevert à qui le maréchal avait envoyé Tordre de se replier sur lui , affirmait que Tennemi était bien réellement en retraite sur Ilamelen; M. de Ciuerchy soutenait exactement la même chose. S'il faul en croire M. de Maillebois, il aurait joint ses instimces à celles de toute Tarmée pour reprendre la marche en avant ; c'eût été donc avouer qu'il s'était grossièrement trompé. Quoi qu'il en soit, la marche en avant fut en effet reprise, mais il était trop tard. L'ennemi avait une trop grande avance ; quand le maréchal d'Kstrées eut dépassé le plateau occupé quelques heures auparavant par les Hanovriens, il les vit au loin repliés sous Ilamelen; à droite, un petit corps d'infanterie et quelque cavalerie se retiraient vers Hanovre; c'étaient l'infanterie du colonel Breitenbach et la cavalerie de Dachhausen. On retrouva, moins deux, enclouées et abandonnées par le premier dans les bois, les quatorze pièces de canon qu'il avait enlevées à la brigade d'Pki.

Les Français avaient en revanche la grosse artillerie de la redoute emportée par le régiment de Champagne ; l'autre batterie avait été désarmée par les Hanovriens. Les prisonniers se réduisaient aux blessés qu'on relevait sur le champ de bataille ; il y en avait environ huit cents. Les pertes de l'armée française étaient de seize officiers

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