Correspondance de Duverney et de Maillebois, n
bKNuUME.NT DE L INTKIOUE. 241
qu'à régler, îï l'égard dt's maréchaux de Bellc-Ule ut d'Kslrées, le dciiuûaieiit de l'intrigue tramée, à l'iasu de l'iiD, coiiti'c l'antre. Ce fut encore Dii\enicy qui se chargea de l'affaire. La eour de Vienne ti'onvanl trop faible le corps d'armée destiné au prince de Soubise, avait réclamé un renfort de huit un dix mille hommes. Ce renfort, Duverney était d'avis do le prendre sur les troupes destinées à la fausse armée du Meiu, qui dès lois, se trouvant alfaiblie et n'étant plus en état d'agir seule, ne pouvait êvidemmeTit qu'iltre adjointe à l'armée du Hanovre; et comme des deux chefs de ces deux armées réunies le maréchal de Richelieu était ie plus ancien, il était naturel qu'il prit le commandement audessus du maréchal d'Eslrces, ce qui était une manière honnête de rappeler celui-ci'. Le stratagème de Duverney fut approuvé du roi et de madame de l'ompadour, et 51. de l'aulmy rédigea, d'après ce canevas, la lettre qu'il s'agissait d'écrire au maréchal d'Estrées. dépendant le temps marchait et l'armée avait passé le Weser. Après avoir accusé la lenteur de son chef, .Maillebois accusait la lenteur de ses amis. Le 17 juillet, il poussait des cris d'alarme, n L'armée est sans volonté, on a une méliance et une opinion de cet homme-ci qui me fait trembler, écrivait-il à M, de Pautmy ; croyezmoi, mon cher frère, il n'y a pas de temps à perdre pour changer la l'ace des choses. Quinze jours sont capables de tout gâter. Je croirois manquer a ce que je dois au roi si je ne vous pressois pas de nous euvoyer un autre chef; le plus tôt sera le plus salutaire. Autant
I. OliMivaUooaile H. Duicnicj, l(i Juillet. Pip. Qerncnl, IIIiT, 1. 1, H" 108.