DÉFAUT DU DUC DE RICHELIEU
j'aurois voulu approcher de Tennemi à Brakwede, autant je souhaite que cela n'arrive pas ici'... » Et de même il écrivait à Duverney : a II faut que le général
arrive Croyez-moi, monsieur, c'est le bien de la
chose qui m'inspire. Je ferai en attendant tout ce que je pourrai, mais ce que je peux n'est rien contre ce que l'on veut. Quinze jours sont précieux : M. de Richelieu peut les gagner en venant par Dusseldorf^. » M. de Richelieu, parti de Compiègne, le 18 juillet, venait par Strasbourg, parce qu'il avait voulu passer quelques jours à Plombières, auprès de la duchesse de Lauraguais, son amie. 11 avait été convenu entre ses complices et lui que le courrier qui devait porter au maréchal d'Ëstrées l'avis de son remplacement, serait dépêché le 24 ou le 25 juillet. Le 26, de Strasbourg, il écrivait au marquis de Paulmy : « Je vous aurois été bien obligé de me marquer ce que le maréchal de Bellelôle vous aura dit, et comment il aura trouvé cet événement ^ X)
Le maréchal de Richelieu avait à Munich un de ses amis, le marquis Dumesnil, lieutenant général, qui était en mission auprès de l'Électeur de Bavière. Le marquis de Paulmy s'était fait fôte de mander à Dumesnil la fameuse nouvelle, le 25 juillet, en môme temps qu'il faisait partir le courrier du maréchal d'Ëstrées. La joie de Dumesnil ne fut pas celle d'un esprit frivole. <( Le rappel de M. le maréchal d'Ëstrées, écrivait-il gravement à Paris Duverney, sera mie époque instructive pour ceux qui se présentent avec trop de confiance au