‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 202 sur 422 · EMBARRAS DE DUVERNEY · texte numérisé non relu

EMBARRAS DE DUVERNEY

ticles de ma relation ' vous aient supris ; ils en surpren* dront bien d'autres, et moi-même , qui me suis toujours méfié des gens sans principes et sans mœurs, j'am*ois peine à croire si je n'avois vu ; mais j'ai vu et j'ai bien vu*. )»

A des attaques de cette force et de cette verdeur, n*aurait«il pas fallu riposter du même ton? Ce n'était point Tesprit qui manquait à Duvemey, ni même le style ; c'étaient les raisons. Des mots, et puis rien ; voici sa réponse : a Je ne sais que trop tout ce que Ton m'at* tribue. Mon premier mouvement avoit été d'entrer sur cela avec vous dans une explication que je ne redouterois pas d'avoir vis-à-vis de M. le maréchal d'Estrées lui-même, mais cela seroit trop long, et d'ailleurs il est des choses qu'une simple lettre ne peut pas souffrir. Je n*ai pas oublié les conversations que j'ai eues avec vous cet hiver ; nous les reprendrons, et vous verrez que les principes d'où nous partions ont tellement changé par l'événement qu'il a bien fallu aussi admettre du changement dans les conséquences... Quoi qu'il en soit, monsieur, je n'ai nul reproche à me faire, et c'est ce qui fait ma sécurité. Vous en jugerez vous-même un jour'.»

1. II avait envoyé à Duverney une relation de la bataille où les actes de MaiUebolf étaient Bolgneusement notés.

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