‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 238 sur 422 · i oclobrc [3H1, n · texte numérisé non relu

i oclobrc [3H1, n

2. Gisorâ À Dclle-Isle, 8 octobre. — M octobre: « Aujourd'hui , U ne manque exactement que 212 hommes au régiment; jamais il n'en a manqué moins pendant toutes les années de paix, et jamais cependant on n'a plus Tait de cliemin dans une campagne; vous pouvez conclure de là que nos liommes sont robustes et que nous en avons eu soin. Si, lu printemps prochin, nous rentrions en France, la paix faite, youb trouveriez, grâce ù Vignoles, le régiment plus brillant et mieux tenu qu'il n'a jamais été. Cependant, malgré la sévérité dont est notre étalmajor, pas un homme n'a déserté; tous sont contents, parce que, hors du ser\i(!e, jo les traite avec amitié, vais de cuisine en cuisine causer avec eux une Tois par jour, et qu'ils me voient toujours partager leurs tHiines, quelque temps qu'il fasse.... » [3441.]

Il)

fur u- 'Ju^-^T-îu** «a Tdnn l L%fni-;rîtij-a. l aunr

^w'I *r»rfica' ai luic^mm it Jt^dif— Ht. ^r oil îhut vttlu •aiiiiwani»: ui muoir mr ^i* MUiïrr^rt^ pre-snie ivu*^' O'îr: irt5Ui*mi*nr . aaragy'j*:. l a '.ranii-rât le 'Uivur^L )»iiir ^»niii^ ^lUttOL i iii»i&. 1 uut t^r ouuît ai

"tim^ii. >nit •r-'uirt. lut ruui*-. nu» luir 'jt out it - a. di: S^lAnKk jimruau^ *:?iui: mR ru»» imii! ^ wvn uiuit lot^ ^ j:iiw!Tt.. autait xt uinr^inoruf ai ul huit ut imr :*tîii. h ^xi«i»ni: 0* Uiuiunnoai*^ njurimt ti FVïur *^ «Janioir

It, <»*: NLuiUtUiiit il: u (u:. >'ju' ixit ntàHiir*!'- au* tnint jUiuf*'b* xi'^ik i*vw: «rj**» ;uu* • »*. *il nuurutL'. jouul ^ >»:rriv yvskk »utu' t »>, gu* h-ju*- L-i,i:tf liir*t- ji i n

chez lui certains polissons qui ne sont pas faits pour t'tre ses amis, d'avoir une noble politesse, d'être d'une part occupé du bien-ôtre de son régiment, et de veiller de lautre avec exactitude au bien du service, de se rcpandi'e dans la bonne compagnie, de rechercher les conseils des colonels les plus estimés et de se procurer des connoissances qui, à Paris, ne le tirent de Thôtel de Charost que pour faire un usage plus étendu des principes respectables qu'il y a reçus. Ne voulant pas qu'il borne les devoirs de la religion aux piatiques de TÉgHse, je veux qu'il l'applique aussi aux devoirs de son état, qu'il s'instruise dans un métier où par ignorance on se rend coupable de la mort d'une infinité de pauvres gens , que, par des occupations dignes de lui, il se tire de l'oisiveté qui est la mère de tous les vices, et qu'il inspire pour lui une considération qui le mette au-dessus de toutes les plaisanteries que notre respect humain a peine à braver. S'il pouvoit avoir une folie gaie, aimable, comme celle que tu auras à Pâques , si la paix se fait, encore passe ; mais il nq vaut rien pour les rôles bouffons. Malgré la faculté qu'il a de rire, il ne réussira que dans un rôle sérieux. Ainsi, chrétiennement et mondainement, je devois le conseiller comme j'ai fait; je ne sais pas trop si je le devois aussi maritiilement, car enfin il n'en est pas du petit cousin comme de Chiffon ; on doit aimer le petit chien de sa femme, mais pas son amant. \^^w^m ^ Hucheile ; si j'avoisle temps, je t'en dirois encore bien d'autres; mais il faut que j'aille faire rire des gens qui actuellement murmurent contre le départ de demain, n

La journée avait été sombre et triste; une pluie glacée tomba toute la nuit; le lendemain s'annonçait mai.

Page 1