‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 256 sur 422 · DESORDRE DE LA RETRAITE · texte numérisé non relu

DESORDRE DE LA RETRAITE

naienl de plus en plus à de détestables excès. Le comte de Saint-Germain, Tofficier estimé, respecté, qui, avec Chevert, avait conquis par son énergie, sa fermeté, ses talents, le plus d'autorité dans toute l'armée française, ne pouvait plus se faire obéir ni se faire écouter seulement. Son témoignage fait frémir : « Le pays, à trente lieues à la ronde, est saccagé et ruiné comme si le feu y avoit passé; à peine nos tratneurs et maraudeurs ont-ils laissé exister les maisons... Il n'y a plus moyen de servir avec de pareilles troupes... 11 faut de grands remèdes et couper dans la racine ; si cela ne se fait pas, il faut renoncer à la guerre * . »

Après s'être avancé au nord-ouest jusqu'à Duderstadt, où le comte de Maillebois était venu s'entendre avec lui, le prince de Soubise reçut de Versailles l'ordre de se rabattre vers le Mein, à travers la Hesse, et de rassembler les débris de son corps à Hanau .

C'était le 6 novembre , au moment où l'armée de Hanovre quittait les environs de Halberstadt pour gagner ses quartiers d'hiver, qu'était parvenue au maréchal de Richelieu la triste nouvelle de tlosbach. Le lendemain, il en recevait une autre pour lui plus grave encore : les Hanovriens s'agitaient aux alentours de Stade ; les postes français, sur les limites convenues à Closter-

1. Saint-Germain à Duverney, U et 19 novembre 1757. Correipondance (imprimée) du comte de Saint-Germain avec Paris huTernev. Londres. 1789, t. I» p. 1S7 et aulTantes.

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