FAUTES DU MARECHAL DE RICHELIEU
Zeven, étaient menacés; on disait même Harbourg investi. Quelle perplexité pour le maréchal de Richelieu! M. de Soubise vaincu l'appelait d'un côté , les Hanovriens menaçants Tattiraient d'un autre. Quand il apprit en6n que M* de Soubise n'était ni pressé ni suivi même, il ne fut soulagé que de sa moindre inquiétude. Restait la difficulté hanovrienne qui le touchait davantage, car elle lui était absolument personnelle. Cependant il espéra, il voulut espérer que la seule marche de ses troupes sur l'Aller, où elles liaient prendre leurs quartiers, de Verden à Zell, suffirait pour faire rentrer et pour contenir désormais dans le cercle de leurs obligations les Hanovriens égarés. Comment avaient-ils pu en sortir? Par la faute de la cour, disait le maréchal. La cour disait : par la faute de M. de Richelieu. La cour avait raison contre le maréchal.
Il y avait d'étonnantes lacunes dans la convention de Closter-Zeven, telle que M. de Richelieu lui-même en avait dressé les articles : rien sur le désarmement des troupes qui capitulaient, au moins des troupes auxiliaires ; rien sur leur neutralité pendant le cours de la guerre; rien sur le temps fixé pour le départ des contingents de Hesse, de Brunswick et de Gotha; rien même sur la durée de la suspension d'armes ni sur le délai pour l'échange des ratifications. De tous ces points, le premier était si essentiel et capital que Duvernej y avait pensé d'avance, a Si par hasard les troupes de Brunswick et de liesse vouloient abandonner la partie, avait-il écrit au maréchal, j'imagine bien que vous en exigerez le désarmement. » Cette lettre, datée du 30 août, était arrivée à Closter-Zeven, le 7 septembre, c'est-à-diro la veille du jour où fut signée la