‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 259 sur 422 · RUPTURE DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

RUPTURE DE LA CONVENTION

de Prusse ravi souffla le feu, enflamma les Hanovriens, leur promit du secours et pour chefle prince Ferdinand de Brunswick, à la place du duc de Cumberland. Enfin llarbourg fut bloqué. Quand le maréchal de lUchelieu vit ce désordre, il essaya de regagner les troupes de Brunswick et de décider leur retraite en leur promettant qu'elles ne seraient pas désarmées * . Par cette promesse faite en son propre nom, il rejetait publiquement sur le ministère de France l'odieux de ce que l'ennemi, de ce que l'armée française elle-même, mal instruite, appelait une violation de la foi jurée. « Les Hanovriens, écrivait M. de Gisors à son père, paroissent réellement vouloir ne plus tenir une convention à laquelle nous avons manqué les premiers^. »

L'armée donc était plus mécontente que jamais. La première nouvelle de Rosbach était restée presque sans effet sur des esprits absorbés dans leurs propres griefs. (( De vous à moi, écrivait M. de Gisors à son père, l'impression générale à celte armée a été la peur de ne pas entrer aussitôt en quartiers. . . 0 mon père ! ô mon père ! que ce militaire-ci a besoin de vous^ !... » A cette douloureuse exclamation il donnait, deux jours après, dans une des plus importantes lettres qu'il ait écrites, un sérieux commentaire. « J'ai l'Ame navrée de l'état de notre militaire et de la catastrophe qui vient d'arriver, disait-il; à tout cela je ne connois qu'un remède efficace que je ne désire pas, qui seroit que vous vinssiez commander les armées du roi en Allemagne.

1. Dumcsnil à Duverncy, 10 novcoibre 1757. Correspondance Duverney-Dume«Qil, n* 54..

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