‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 264 sur 422 · Gison à Belle-iflle, 14 et 10 novembre · texte numérisé non relu

Gison à Belle-iflle, 14 et 10 novembre

partout, et n'a qu'une simple enceinte fort mal flanquée*. »

Le maréchal de Richelieu y arriva le 23. Le même jour, le prince Ferdinand prenait à Stade le commandement des alliés. Quelques jours auparavant, les troupes du duché de Brunswick avaient plus ou moins sérieusement fait mine de vouloir se séparer des autres ; mais la cavalerie hessoise et hanovrienne les avait bien vite cernées et ramenées à Stade. La convention était décidément lettre morte, a J'ignore, écrivait M. de Crémille au maréchal de Belle-l£le,si, dans le cas de l'attaque de Harbourg, M. le maréchal de Richelieu est décidé à y marcher pour combattre les ennemis ou les obliger à en lever le siège. Le dérangement de nos quartiers d'hiver, dès leur commencement, non plus que les autres misères ne paroissent point encore avoir étonné ni rebuté les troupes; mais avec cela le ton de l'officier n'est pas aussi bon qu'il seroit à désirer qu'il fût, et en tout j'aimerois mieux que l'on ne se vît pas forcé à se commettre à aucune action dont les suites en mal ne peuvent que l'emporter beaucoup sur celles qui résulteroient d'un heureux succès^... »

Avec Duverney, M. de Crémille continuait d'être bien plus explicite : « La certitude démontrée de nouvelles conquêtes, quelque brillantes qu'elles fussent, ne doit plus être une tentation pour nous, lui disait-il; l'état militaire a un besoin si urgent de la paix qu'il n'y a que les plus grands malheurs à envisager dans la continuation de la guerre. Je crains que l'on ne voie pas

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