décembre
lil.OGE Dr DUC DE BROGLIE. 337
fait, pour déboucher sur la rive droite de l'Aller, un projet dont la théorie, suivant l'expression du comte de Gisors, était admirable, mais dont l'exécution n'exigeait pas moins de huit colonnes distinctes, par conséquent de huit lieutenants généraux capables à la fois d'agir seuls et de s'assister au besoin. Où les prendre? Il y en avait certainement un, le duc de Broglie, le fils d'un ancien ennemi du maréchal de Belle-Isle ; c'est pourquoi le comte de Gisors en faisait tout particulièrement l'éloge à son père. « Je dois vous dire, d'après tout ce que j'ai vu de lui cette campagne, que le duc de Broglie est un de nos meilleurs , qu'ainsi il manœuvrera aussi bien qu'il pourra le faire avec la brigade palatine et les petits régiments allemands qu'on lui a donnés. Vous aurez su sans doute qu'il s'est opposé autant qu'il a pu à la bataille de Rosbach, qu'il s'y est très-bien conduit, et tous les avis que je. sais qu'il a donnés ici depuis son retour ont tous été bien sages. Les réser>es qu'il a commandées sont les seules qui aient observé quelque discipline, et à l'enthousiasme prussien près, auquel il se livre un peu trop, il tient de fort bons propos. Je vous dis toutes ces choses pour que, avec la générosité que je vous connois, vous le fassiez employer en temps et lieu à ce à quoi il est propre * . »
Le duc de Broglie était parti le 21 décembre, dans la matinée, pour aller, avec douze bataillons et huit escadrons, passer le bas Aller à Rethem et manœuvrer sur la droite des Hanovriens. Une autre division, sous les ordres de M. de Villemeur, devait passer en amont