OPINION DE PARIS DUVERNEY
ioppement de son génie. . . Je suis certain que Louis XIY n'auroit pas pu soutenir les guerres qu'il a entreprises, si la dépense en eût été aussi considérable que celle des guerres de ce règne. Je pense donc qu'avant de chercher les moyens d'introduh^ dans les troupes une méthode plus aisée de les faire vivre , il faudroit chercher ceux de régler l'esprit de la nation *. »
A serrer de près et rigoureusement la pensée de Paris Duverney, c'était donc par une réforme dans le gouvernement et dans la société même qu'il eût fallu préluder à la réforme des institutions [militaires; mais ce résumé logique de ses opinions un peu flottantes l'eût effrayé à coup sûr; le remède au mal lui eût semblé plus terrible que le mal lui-même; aussi était-il opposé à tout changement considérable dans la constitution de l'armée. 11 gémissait, mais il s'accommodait à son temps ; il se faisait honneur d'être citoyen dans une monarchie modérée plutût que sujet asservi dans une monarchie despotique, sans se dire que la première n'était à proprement parler qu'un diminutif de la seconde , un despotisme aflaibU. «Il faut, disait-il, prendre notre état militaire dans ce qu'il est, en tirer le meilleur parti possible, à Texemple des généraux qui, avec des armées constituées et payées sur le même pied que
1. Duverney au marquis de Voyer, 1S août 17 o7. Papiei*s de Clermont, 1757, t. 1, n* 155. — Le marquis de Vover était du même a\i8 que M. de Cornillon. ■ La séférité. avait-if écrit à Duverney, le 9 août , ne remettra pas la discipline en vigueur. L'honneur, ce mot mal enrendu, n'est pas d*un plus grand secours quand le besoin se fait sentir, et un capitaine d*inranterie craindra toujours de perdre un soldat, parce qu'il e*t le quaranllèmc de son bien. • Quant au désintéressement et à la Trugaliié, le niarquii< di' Voyer, dans son commamiement de WolfenbUttel. n'avait guère prêché d>\emple.