‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 302 sur 422 · G janvier 1758 [3G · texte numérisé non relu

G janvier 1758 [3G

•J. Hello-Isle à r.igors, 6 décembre 1757 [3445].

f :i«S ANXIKTK DES CITOYENS.

{ guerres qui se font loin de chez soi et qui doivent durer

longtemps; elles changent presque toujours de nature- et finissent contre Ici plus grande puissance, surtout si elle s'est épuisée à un certain point. La France ne dévroit pas iernorer qu'elle a toutes les puissances pour ennemies, et que par conséquent elle doit toujours se ménager de fa»;on qu't^lle soit toujours en état de p<iuvoir leur résister, ^^uand un veut port^-r la guerre au loin, il faut la préparer et la f;iire de façon qu'elle finisse promptement *. »

Il ne manquait pas, autour du gouvernement de Louis XV, de ces hommes intelligents, de ces citoven>, comme ils aimaient à se nommer, attentifs aux aflaires publiques, émus des dangers que le gouvernement faisait courir à la société française et de ceux qu'elle pro\oquait par sa propre faute, toujours prêts à payer de leurs personnes ou de leurs conseils, mais toujours rebutés et tenus il l'écart. N'avant ni le druit ni les movens d'associer utilement leurs communs efforts, ils épanchaient dans des contidences attristées le trop-plein de leur âme, ou bien ils s'enfonçaient, solitaires, dans l'amertume de leur découragement. Le maréchal de Belle- Isle lui-même, au Conseil, désespérait d'y nouer un |î faisceau d'opinions. Tout le gouvernement était reu-

!î fermé dans la chambre de madame de Pompadour.

1. 20 janvier ]7.'>8. Correipondaiice du rinnle de SainMiennain aver l*âri« Duvernev. Londrea, 1789, I. 1, p. 194.

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