‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 305 sur 422 · CONSEILS DE PARIS DUVERNEY · texte numérisé non relu

CONSEILS DE PARIS DUVERNEY

n'eût plus aujourd'hui la même force, il ne faudroil pas balancer à y substituer la crainte, b Passant des troupes aux officiers mécontents, « pourquoi , continuait Duvemey, Son Altesse Sérénissime ne se serviroit-elle pas à leur égard d'un nu)yen qui a réussi tant de fois à de grands capitaines? « Le roi, pourroit-on leur dire, ne « veut pas être seni par force ni par violence. S. M. « trouvera dans la noblesse de son royaume assez de f( sujets empressés à servir sa gloire et l'État. Elle m^a « ordonné de donner des passe-ports à tous ceux qui « voudroient se retirer; ainsi le chemin leur est ouvert ; a ils n'ont qu'à s*adresser à moi. Mais en même temps, « le roi exige qu'ils ne parlent dans son armée ni de « démission ni de retraite, à peine, contre ceux qui « par de pareils propos pourroient inspirer quelque a dégoût aux autres, d'être cassés à la tête de leur nî- « gimcnt, et j'y tiendrai la main '. »

Pour ajouter à l'effet d'un t(il discours, le comte de Clermont allait apporter aux officiers d'infanterie un supplément de solde, aux troupes une augmentation sur la ration de pain. On renforçait la tête de son armée en remplaçant un certain nombre d'offieiei-s généraux par ce qu'on avait de meilleur : on lui donnait immédiatement le comte de Saintr<termaiu, et on lui promettait de lui renvoyer deux de ceux qu*avait rebutés la coterie du maréchal de Richelieu, le mai*quîs de Gontades et Chevert. Pour Chevert, honorablement pauvre, le comte de Clermont, de concert avec le maréchal de Belle-Isle, se faisait honneur de réclamer

K Mémoire parliculier de M. Paris Duverncy pour S. A. S. M. le romte de Ciermonl, 25 janvier 1758.Pap.Clcrmonl; 1758} l« I, n» 7.

1,E fiOMTE DE CI.ERMONT A HANOVRE. 3"3

la grand'croix de Saint-Louis avec une pension de douze mille livres, u C'est, di:>ait-il, un officier de la première distinction, du premier talent et de la première valeur; il a l'amitié, l'estime et la confiance de toute l'infanterie, et la manière dont on pense à son égard' n'est pas Tondéc seulement sur la science militaire qu'on luiconnolt, mois sur nombre d'actions qui ont roulé sur lui et auxquelles il a toujours réussi... C'est celui-là qui a de la théorie et de la pratique'. » Madame de Pompadour lui promit tout ce qu'il voulut.

Ainsi nanti de bons conseils, de secours efficaces et de belles promesses^, le comte de Clermont partit pour Hanovre le l" février 1758; il n'y arriva que le 14, ayant eu à régler différents détails à Strasbourg et h Cassel. Le maréchal de Richelieu ne lui avait pas fait l'honneur de l'attendre. Envers un égal, ce prompt depart eût été d'une singulière inconvenance ; à l'égard d'un prince du sang, c'était une iropcrtincncu formelle. ' Ouant à l'intérêt public qui semblait exiger de M. de Hichelieu qu'il mit son successeur au courant des affaires, M. de IlicheUeu s'en souciait moins encore; d'ailleurs il était en règle, car, par une dernière fai-

I, r.lermonl i madime de Pomptdonr, I^Mirier I7SR, — AnnurfclMlila BgIId-IiIi!, 11 mar*. Paptert da Qennonl, 17 SB, 1. 1, n* 11;

i.n.nMa.

I. TouUi lei jiroinetHi ne Hircnt pai eiicIcmeMt lenuei. LeprInM HTiil demandé pour H. de Brébinl, brlEidtcr «1 «rfoncldu riglrnsnl rl« Plnrdlft, na det UMlilanri ofSclcn d'Intulerie «a gr< do» boni jiigFS, \r. grade de mirfcliil de camp ; il ne pnl l'oblenlr. Voici ce que le comte de Clermont 4tii«i]t, le 17 rérrier, de Hanorre, tn mirfchal lie Rvllr-Iale : • On (ait Une Ut|ne tar ce qae j'il demindé pour H. de Cheverli on m m'iccarde p» n qoe je louhtite poar EMhinl; gtt fol, monileur le meréchal, ai etia ti comme cela. Je déOerela Dl«n 1* Père de rendre bonne celle arm^e-rl. ■

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