‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 328 sur 422 · mars. Pap. Clerniont, 1758, t. U, n» GO · texte numérisé non relu

mars. Pap. Clerniont, 1758, t. U, n» GO

ET M. DE MORTAIONE. 403

soit , ne pourra faire le bien quand il aura près de lui plusieurs personnes à prétentions. C'est à lui, pour que la besogne aille bien, à disposer de sa confiance et non

à ceux de son armée à la prétendre Vous savez que

je suis parti avec la promesse que je ne serois gôné sur rien; c'est cela qui m'a déterminé à me charger d'une aussi détestable besogne que celle-ci. » M. de Conlades, plus ancien lieutenant général que M. de Mortaigne, passait également dans l'esprit du comte de Clermont pour un homme avantageux. C'était leur jalousie que redoutait surtout le prince , et il lui déplaisait que sa confiance* pût être l'enjeu de leurs prétentions rivales. Mais il était bon, il craignit de faire de la peine au maréchal de Belle-Isle, et il supprima de sa dépêche tout ce qui était relatif à M. de Mortaigne *. Quand enfin celui-ci fut arrivé au quartier général, le prince lui fit bon accueil. Il écrivit d'abord au maréchal quelques mots de satisfaction, puis à Crémille- plus explicitement : « Je n'ai point trouvé dans M. de Mortaigne tous les défauts dont il est accusé, lime semble au contraire qu'il s'emploie de très-bonne grâce aux choses que je souhaite de lui, et la confiance que je lui marque ne l'engage point à faire le petit général, et il fait bien, car vous savez que je n'aime pas cela; mais toutes les choses que je vois en lui me font penser que c'est un très-bon militaire, et il a cette activité et cette ressource dans l'esprit que j'aime. S'il continue, nous serons contents l'un de l'autre, et s'il s'attache à moi,

1. 9 mars. Pap. Clermont, 1758, t. H, n<>42. La copie delà minute contient le passage supprimé, mais en indiquant qu'il a été biffé sur roriginal.

Page 1