‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 337 sur 422 · MADAME DE POMPADOUR · texte numérisé non relu

MADAME DE POMPADOUR

«;spoir, monseigneur, par rattachement que tous me (!onnoissez pour le roi et pour le bien de ses afTaîres. Vous entrez aussi pour beaucoup dans mes peines; Q est allreux d'arriver au moment de la destruction de Tarmée sims pouvoir y apporter de remède. J'espère que votre position sur le Rhin sera assez stable pour donner le temps aux réparations absolument indispensables, et tans lesquelles il ne resteroit plus de troupes au roi. L'ordre que vous établissez contre les fripons a bi<.*n réussi dans votre armée ; continuez, monseigneur, ne vous découragiez pas par les traverses de tout genre que vous éprouvez. Vous serez le restaurateur du militaire avec lequel vous ferez des actions dignes de Télévation de votre àme et qui vous dédommageront des peines auxquelles vous êtes livré. C'est Tobjet de mes vœux les plus ardents*. » Irrité de certains ordres que le maréchal de Htlle-Isle avait cru devoir envoyer directement et d'urgence au comte de Lorge qui commandait à Hanau, le prince avait répondu d'abord aux exhortations de la marquise: a II faut me laisser faire, madame, etne mepas prévenir par des idées de trop loin, ou du moins me les communiquer avant que de donner dos ordres; sans cela la besogne ira mal. La façon de la cour de diriger les mouvements militaires est ancienne et bien mauvaise. Cela génc un général qui est sur le lieu, qui sait son métier et qui est instruit des vues politiques... Personne ne connoît mieux que vous, madame, le genre de la besogne dont je suis chargé; plus elle est désagréable, plus elle est diflicile, et plus il faut donner de satisfaction à celui que Ton en charge.

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