LA SANTÉ DU COMTB DB GISORS
maréchal de Belle-Isie, et si ce mélange, lel qu*9 est, subsistoit encore longtemps, le roi nauroit bientôt plus d'ingénieurs , et notre artillerie , si distinguée dans les dernières guerres, s'affoibliroit aussi considérablement ^ )» Trois semaines plus tard, une ordonnaiice, datée du 5 mai, restituait à chacun des deux corps son indépendance *'*.
D'autres projet? de réforme occupaient en mêffle temps la pensée du maréchal de Belle-Isle; justement frappé de la sagesse et du bon esprit de son fils, il avait besoin de les discuter avec lui. La santé du comte de Gisors exigeait d'ailleurs des soins entendus. Après dix mois de fatigues incessantes et merveilleusement soutenues, cette dernière reprise de campagne avait triomphé de son énergie. Le fils de la maréchale de Belle-Isle, morte poitrinaire, souffrait de la poitrine, a Je me suis tenu aujourd'hui toute la journée, écriTsûtil à son père, le 2 avril, dans ma maison de campagne qui est la plus jolie du monde, afin d'achever de guérir mon rhume en buvant beaucoup... » Il écrivait ainsi des environs de Wesel , mais le régiment devait partir le lendemain pour Crefeld où étaient les cantonnements que lui avait assignés le général en chef. En effet, le 4, M. de Gisors datait de ce heu les nouvelles qu'il mandak