ET DE M. DE GI80RS A M. DE MORTAIGNE
nous défendre en Alsace et en Flandre peut-être ayant la fin de la campagne... Je vous demande surtout que votre général et tout ce qui l'approche tiennent des discours hauts et fermes, et qu'il dise et fasse tout ce qu'il faut pour que tout son entour et toute son armée soient bien convaincus qu'il est résolu de défendre Wesel , Dusseldorf et les bords du Uhin, quoi qu'il puisse arriver, et que Ton fasse bien entendre à tout le monde qu'il n'y a aucune diCBculté de remplir cet objet et qu'il n'y a que des ignorants et des poltrons qui puissent penser autrement * . »
Le comte de Gisors avait été chargé par son père d'écrire plus doucement, mais dans le même sens, au comte de Mortaigne. « Le courrier d'aujourd'hui, disait le jeune colonel, a ranimé la cour, mon cher Mortaigne, et on aime mieux voir par les yeux de M. le comte de Clermont que d'après ses tableaux. Je sens que pour tirer le ministère de l'indolence qu'on lui soupçonne, il a voulu un peu efifmyer. Le ministère s'est trop alarmé, tout doit être dit sur cela, et vous pouvez être sûr que mon père remédiera avec zèle à tous les besoins de Tarmce. Après avoir remis à madame d(î I*ompadom* les lettres du prince, pour qu'elle les fît passer au roi à qui mon père n'a pu les porter à cause du rhume qui le retient au lit, je lui ai montré votre lettre à mon père et même celle que vous m'avez écrite ; l'une et l'autre l'ont enchantée. Vous pouvez croire que j'ai profité de Toccasion pour lui dire tout ce que j'ai été élevé à penser de vous. 11 m'a paru qu'elle étoit fort aise de la confiance que S. A. S. a en vous, et désiroit