avril. Pap. Clermonl, 17i^i, t. 111, n» M
432 PROJET D'ENVOYER DCTERXEY
On a déjà reconnu le peintre, le promoteur et le garant de M. de Bernage : c'était Mortaigne; mais il avail compté sans Paris Duverney, le protecteur de M. Gavot, et cela juste au moment où la cour, ayant besoin de Duvemey, lui faisait les plus grandes caressi^s. « On assure, mons^-iirnrur, écrivait madame de I*ompadour au comtr de ricrmont. le 1*"^ mai, que si vous aviez la bonté d'écrire à Duvtrney que vous désirez qu'il aille vous joindre, il partiroit sur-le-champ. Nous pensons ici que ce sernil la chose du monde la plus utile pour le ser\ice: vous ue seritz plus arrêté par ces cruelles subsistances qui ont pensé nous faire tourner Tespril et ont causé une partie de nos malheurs. Certainement Montmartel ne laisseroit pas manquer d'argent à son frère, et par conséquent vous seriez en sécurité sur tous les poiuts. Si \ous pensez comme nous, il vous sera trèsnisé d'avoir satisfaetinn à cet égard. Vous l'auriez sur tous les ailicles, monseigneur, si les v.tux que mon tendre attachement pour vous me fait former étoient exaucés*. »
Cette lettre de la marquise croisa la dépêche du prince sur M. Ciayot. A celle-ci le maréchal de Belle-Isle répondit sur-lenhamp : « Vous connoissez, monseigneiu*, la position intrinsèque de ce pays-ci, et jusqu'où le roi pousse la condescendance et la confiance dans Duverney et son frère. Le besoin que Ton en a et que Ton a laissé pousser trop loin, met, pour ainsi dire, le roi et par conséquent son mhiistère dans Timpossibilité de pouvoir en user autrement. C'est un grand mal, mais il existe... Les choses en cet état, Votre