‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 355 sur 422 · Pdp. Qennont, 17S8, t. Ul, n · texte numérisé non relu

Pdp. Qennont, 17S8, t. Ul, n

AUIMIKS DV CUiMTE DE CLEKMUNT. 433

Altesse Sérénissime doit considérer que iM. (iayot est la créature et l*ami intime des deux frères ; Duverney n*a été occupé, dès le conamencement de la guerre, qu'à faire M. Gayoi intendant de Tarmée, et je doute que Ton puisse parvenir à lui faire entendre raison là-dessus... dépendant il ne faut pas désespérer, et nous attendons préalablement à tout votre réponse sur la proposition qui vous a été faite que Duverney allât vous rejoindre en personne. On vous en a exposé tous les avantages; Ctu: il est certain que du caractère dont est Duverney, touché et llatté de Thonneur de votre confiance, il déployera tous ses talents pour faciliter toutes vos opérations par le côté des subsistances, tant pour la partie des vivres en tout genre que pour celle des fourrages. L'argent n'arrêtera pas un moment ; car son frère mettra jusqu'au dernier écu pour que rien ne vous manque, et c'est, comme vous le savez, monseigneur, cet article de l'argent qui me fait toujours trembler. Je pense donc qu'il faut que Votre Altesse Sérénissime fasse venir Duverney auprès d'elle, qu'elle paroisse môme le désirer, et qu'elle y mette toutes les grâces et bonnes façons dont elle est plus capable que personne, (juand il sera une fois auprès de vous, monseigneur, vous lui ferez voir de plus près l'insuffisance du sieur (iayot; ou Duverney y suppléera, s'il le peut, par lui-même, ou Votre Altesse Sérénissime le conduira à convenir de l'insuffisance et à en prendre un autre de concert.... Je dois aussi instruire Votre Altesse Sérénissime que , comme vous m'avez marqué dans votre lettre qu'on vous avoit dit beaucoup de bien de M. de Bernage de Vaux, intendant de Metz, l'on en a conclu que c'étoit sans doute iM. de Mortaigne qui vous Tavoit proposé, et de là on

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