‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 357 sur 422 · mai. Pap. Clermont, 1758, t. Ul, n · texte numérisé non relu

mai. Pap. Clermont, 1758, t. Ul, n

AU COMTE DE MORTAIGNE. 43o

d'Estrées y a été déjà en partie sacrifié. (îardez-vous que par vengeance il ne vous prenne en grippe , d'autant qu'on regarde comme le moyen le plus sûr d'accélérer les secours dont votre armée a besoin, d'envoyer M. Duverney lui-même à Wesel, si cela convient à Son Altesse, et qu'il seroit essentiel qu'il pût régner entre vous deux le concert si utile à la besogne. Mon père prie instamment le prince de ne vous compromettre mdlement sur cela, en lui parlant de nouveau du plaisir avec lequel on voit ici la confiance dont il vous honore, et s'étendant sur l'éloge de vos qualités militaires*. » Cinq jours après, le 42 mai, le coml« de Gisors écrivait de nouveau à Mortaigne : (( La passion que je connois à M. Duverney pour M. Gayot, mon cher général, et la crainte que j'ai qu'on ne vous fasse des tracasseries relativement à lui m'ont fait aller hier à l'École- Militaire passer deux heures avec M. Duverney. J'ai vu avec plaisir, ayant amené la conversation sur votre chapitre personnel, qu'il vous regardoit comme le militaire le plus respectable et auquel il connoissoit les vues les plus élevées, qu'il approuvoit la confiance du prince en vous sur tout ce qui regarde la partie de la guerre; mais il en revient toujours avec opiniâtreté au mur de séparation qu'il veut qui soit établi entre l'épée et la plume. Les militaires, selon lui, à commencer par e général, ne doivent qu'ordonner; l'exécution regarde entièrement l'intendant lequel en doit rendre compte directement au ministre. Il répond de la subsistance de l'armée jusqu'à l'hiver prochain, et de lui foui'nir les moyens de suivre avec la plus grande vivacité

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