‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 360 sur 422 · Pap. Clermont, 1758, U l\\, n · texte numérisé non relu

Pap. Clermont, 1758, U l\\, n

438 MANIFESTE DE DUVBRNBT

enliii plus grands seigneurs que moi lui passent quelquefois ces moments auxquels je ne sais pas donner de nom ; ainsi je suis fait pour au moins en faire de même, et pounu qu'il nous procure des utilités et des ayantages, nous serons ensemble le mieux du monde et je lui passerai toutes ses prétentions. Vous verrez, monsieur le maréchal, par la copie de la lettre que j'écris à M. Duverney, que j'y mets, comme on dit, toutes les herbes de la Saint-Jean*. » Sans être, comme disait complaisamment madame de Pompadour, un chefd'œuvre d'éloquence^, TinvitAtion du prince était cordiale et suffisamment pressante'. On ssÀi déjà comment elle avait été accueillie et h quelles conditions Duverney paraissait disposé à s'y rendre.

La grande lettre dont il avait sommairement entretenu le comte de (asors à TÉcole Militaire était prête ; il la lut à Versailles devant le maréchal de Belle-Islef Tabbé de Bernis et M. de Crémille, et après quelques changements qu'on lui demanda d'y faire, elle fut dépêchée dans la soirée du 16 mai, à l'adresse du comte de Clermont. C'était proprement un manifeste sur l'administration d'une armée telle que l'entendait Duverney, et sur ce qu'il appelait l'antagonisme de l'épée et de la plume. 11 prenait la question de haut, posait des principes et soutenait sa thèse dont voici la formule : <c 11 est, monseigneur, deux espèces d'administrations dans une armée. Tune militaire, l'autre civile. » Suivent les arguments dont quelques-uns sont curieux à

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