‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 361 sur 422 · SUR I/ADMINISTRATION DES ARMÉES · texte numérisé non relu

SUR I/ADMINISTRATION DES ARMÉES

connaître : « Cette distinction de Tautorité militaire et de l'autorité civile n'est point une chimère ni une prétention de pure vanité de la part de la plume. Elle tient à notre Constitution, la volonté du roi l'établit, et elle doit fitre aussi réelle et aussi marquée aux armées que dans l'intérieur du royaume. Je sais, monseigneur, que le militaire est fort enclin à se plaindre de l'administration civile à laquelle il est soumis pour tout ce qui tient à sa paye et h sa subsistance. Il peut effectivement s'y glisser des abus, mais faudroit-il pour cela la détruire? Le remède seroit pire que le mal, parce que de ce moment-là tout pays occupé par une armée seroit à la discrétion des troupes. On n'auroit pas cet inconvénient à craindre, si elles se contentoient des besoins physiques; mais depuis que le goût de l'aisance, du superflu et du luxe a gagné le militaire, il a ffdlu pourvoir h sa subsistance avec mesure, et enfin l'ordre établi dans les finances du royaume exigeant que l'on compte de tout, il est devenu nécessaire de compter de la dépense des armées, et de là l'existence indispensable d'une administration civile... » Pour exemple des abus qui résulteraient inévitablement, selon lui, d'une autorité militaire et unique, il citait les excès et les scandales qui avaient si tristement signalé la précédente campagne ; puis il montrait quels obstacles rencontrait, quand il voulait lutter contre le désordre, <c un intendant austère )> tel que M. fJayot, dont il énumérait ainsi les titres : « Un esprit droit, des talents éprouvés, des intentions pures, une probité reconnue et quarante ans d'expérience. » Sur l'administration des hôpitaux seulement il admettait qu'il y eût beaucoup à dire; mais était-c(» la faute de son client? C'était la faute des

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