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MARCHES ET CONTRE-MARCHES. 44i9
jours par le flanc ; ce n'est pas là le cas de combattre, même avec la plus grande supériorité ; mais par une marche forcée, qui sera mandée par ceux qui ne sont pas dans mon secret être rétrograde, je Tai primé. Je laisse reposer mes troupes vingt-quatre heures, quoique je marche toujours sur lui par des corps en avant. Je vais le poursuivre et ne pas le quitter qu'il ne soit forcé, du moins je le pense ainsi, ou à combattre, s'il veut accepter le défi, ou à repasser le Rhin, et alors les blâmes cesseront, et on verra que je n'ai fait que des manœuvres militaires, intelligentes et point timides'.» En attendant, elles étaient inexplicables. Ainsi l'armée qui avait traversé Osteradt le IS, pour venir de Meurs àNeuss, ne pouvait pas comprendre pourquoi elle était ramenée le 18 à Osteradt. C'est de ce camp que le comte de Gisors datait et envoyait à son père les informations les plus tristement exactes sur l'état des esprits au quartier général et parmi les troupes, a Je n'ai pu jusqu'ici vous parler à cœur ouvert, lui disait-il; vous verrez avec amertume que si les choses demeurent dans l'état où eUes sont, il n'y a pas le moindre succès à se promettre ; les plus grands malheurs sont à craindre au contraire. M. le comte de Clermont, dépourvu de toute conuoissance du pays, incapable de former aucun projet par lui-même, ne veut être constamment gouverné par personne, et cependant se rend toujours à l'avis du dernier. 11 ne prévoit rien et est peu affecté des dangers présents, s'amuse d'une bagatelle et perd le temps à des promenades inutiles. Voilà quel est notre général. Sa principale confiance, malgré ses