DISPUTES AU QUARTIER OÊNÉRAL
indécisions, paroit être en M. deMortaigne, sans cependant qu elle le porte à le soutenir contre M. deHoiK teynai*d lequel, depuis quelque temps, appuyé du murmure général de Tarmée, n*a plus aucun ménagement pour le premier. M. de Mortaigne, avec la vivacité que vous lui connoissez, conseille le prince et lui dénonce les fautes de Tétat-major. M. de Monteynard ordinairement se borne à répondre que Son Altesse est la maîtresse, qu'il est fait pour exécuter, mais représente les difficultés. M. de Mortaigne soutient son avis avec chaleur; l'autre ne dit plus mot, et rien ne se décide. Le prince, peiné de ces contradictions, a depuis quelques jours recours à M. de Contades pour être le conciliateur ; celui-ci, qui persiste à éviter le rôle de conseiller, vient quand il est mandé, donne Tavis qu'on lui demande et le motive, exécute ce dont on le charge, puis retourne chez lui. Les autres officiers généraux, éloignés du conseil, ne s'occupent que de critiquer tout ce qui se fait, et comme il y a matière, ils n'ont pas eu de peine à inspirer à toute larmée autant de mépris pour le général que de haine contre M. de Mortaigne. Les citoyens, dont le nombre est petit, gémissent, et, en faisant leurs efforts dans co qui dépend d'eux, frémissent de ce que nous ne sommes encore qu'à la mi-juin. lAi boldat, au milieu de toutes les fatigues dont il est accablé depuis huit Joiu's, consene encore de la volonté; d'avoir marché en avant aujourd'hui Ta ranimé. Si les dispositions sont bonnes, on peut compter sur une victoire assurée, pourvu que nous en venions bientôt aux mains ^ »
). GiiH)» à Bclle-lslc, 18 juin 175H [:)i:7. n» 37].