Juin. — Fap. Uefmoot, 1768, I. IV, ii
DOULEUR DU MARKCHAL DE BKLLE-ISLE. 4U1
les cliirurf^icns ne la retrouvaient pas. a Dieu veuille, écrivait à M. de Crémille un officier de Tétat-majur, Dieu veuille conserver sur la terre le vrai modèle d'un parfait militaire et l'exemple des plus rares vertus ! J'ai eu riionneur de le voir; il m'a paru ôtre résigné k la volonté du Seigneur, ayant demandé lui-même à parler à raumônier du régiment de Champagne, pour se réconcilier avec Dieu '. »
La réserve du comte de (Uermont, la tranquillité laconique du comte de (îisors ne firent point illusion au maréchal de Belle-Isle; l'instinct paternel ne s'y trompa pas. a J'allois faire partir un courrier hier, répondit-il, le 26, au prince, lorsque je reçus voire lettre du 2\\ qui m'a comblé de douleur à tous égards. Je ne dissi mulerai pas toute celle que je ressens de la blessure dangereuse qu'a reçue mon lils; c'est un adoucissement qu'il ait mérité votre approbation... Mais après avoir rmdu le tribut que la nature exige et arrache, je suis peiné au delà de toute expression de la fatale nouvelle que Voltre Altesse Sérénissime m'apprend... Le roi bien affligé, comme vous piKivez le juger, conipti^ que Votre .Utesse Sérénissime tiendra ferme à Xeuss. Je voudrois même reconnoître en avant d(î mon camp une espèce de champ de bataille, et j'en sortirois pour y aller combattre l'ennemi quand il en seroit à portée. Ce qu'il y a de certain, c'est que vous ne pouvez plus reculer que vous ne mettiez à la fois les affaires militaires et politiques dans le plus grand discrédit; vous éteindrez toute la volonté et l'émulation de vos troupes, au lieu qu'en leur faisant connoître que votre résolution