PERTES DE L'ARMÉE FRANÇAISE
est d aller au devant de rennemi pour le combatlre et lui passer sur le ventre, s'il ose s'approcher à portée dans les plaines, je suis persuadé que tout le courage françois se réveillera et je doute même que M. le prince Ferdinand ose jamais s y commettre*. »
Les sentiments qui dictaient cette lettre au maréchal de Belle-Isle étaient les mêmes qui, dans la matinée du 24 juin, avaient animé à Neuss le quartier-général. Dès que les troupes s'étaient trouvées ensemble audessus de Neu?s, sur la rive droite de TErft, on s'était compté. Les pertes subies dans la journée dn 23 s'élevaient à 4,200 hommes, dont 4,300 pour la cavalerie. La canonnade tue plus qu'elle ne blesse ; pendant toute la bataille, lartillerie, surtout l'artillerie hano>Tienne, avait pris et gardé le principal rùle; aussi, contre les proportions habituelles, le nombre des morts, dans les troupes françaises, dépassait-il de beaucoup celui des blessés '. Ce triste compte achevé, l'infanterie présentait 42,000 officiers et soldats valides et tout prêts à se battre'; la cavalerie, officiers non nompris, i0,S00 hommes ; mais pour ceux-ci le nombre des chevaux était insuffisant; près de i ,300 avaient été tués, près de 400 blessés; il n'en restait pas beaucoup plus de 10,000 en état de servb*. Quant à l'artillerie, ses attelages avaient
?. Les qoinie bataillons du comle de Saint-Germain avaient eu 193 officiers et 2071 soldats tués ou blessés; le régiment de Hoyal- Rousslllon 14 officiers, 107 cavaliers; le régiment d'Aquitaine 18 officiers, 94 cavaliers hors de C4>mbat. Les carabiniers comptaient 13 ofllciers tués et 43 blessés, 210 cavaliers tués et 145 blessés. Le corps avait perdu en outre 542 chevaux. Voir divers éUts [3477, n«» 11- 111 ftM-115]. — Pap.Clcrmont, 1758,1. IV. n«» 96-97-98.