‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 404 sur 422 · INDIO'NATION DE I/ARMÉE · texte numérisé non relu

INDIO'NATION DE I/ARMÉE

« Ce contre-ordre fit tomber le masque, dit le marquis de Voyer; Tabandon de Neuss fut un spectacle affreux : j'en ai pleuré'. »

Les troupes étaient au désespoir; la relation de la bataille^, qui venait d'fitre envoyée à la cour et rendue publique au quartier général, soulevait dans Tarmée des protestations presque unanimes. On y reconnaissait l'œuvre de M. de Mortaigne et on lui reprochait de compromettre la bonté, la sincérité, la loyauté du comte de Clermont; car nul ne contestait au prince les meilleures qualités de cœur. C'était le comte de Saint- Germain qui avait porté tout le poids de la bataille : il n'était seulement pas nommé; c'était au retard des réserves, à cette « inexprimable fatalité, d que M. de Mortaigne attribuait uniquement la perte de la bataille : ce retard n'y était pour rien , disait-on , * ou n'y était que pour peu de chose. « Toute l'armée sait, écrivait Tun des principaux officiers de l'état-major, qu'une demiheure après l'arrivée des grenadiers de France et de la brigade de Navarre, il étoit encore temps de détruire les ennemis. Si nous eussions marché par notre droite, que seroient-ils devenus?... Je désire qu'on rappelle Af. rabbé et ses novices^ et qu'on lui substitue M. le maréchal d'Estrées avec MM. de Chevert et de Saint- Germain pour adjudants*. » Quel malheur que la mauvaise santé de Chevert l'eût tenu , depuis la dernière

1. MéiDoireii sur la campagne de 1768. Mss, Archives liu Dépôi tic la Guerre,

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