I.K TRIUMVIRAT. ?i
sril nocoi^sairo oi souverain du prinro'. Si ce if(M*it pas; ét^ un expédient pour gagner quelques jours, il était bien évident que ce généralat collectif, ce monstre à trois têtes n'était pas né viable. « La forme du triumvirat est bien dangereuse, se hAta d'écrire au ministre M. de Mortaigne; M. le comte de Clerinont en a été offensé... M. de Contades et moi nous nous tiendrons sûrement dans les bornes convenables ; je ne sais si le troisième en fera auUint. Permettez-moi de vous le dire et de vous le répéter, cette forme n'est pas bonne ; les choses étoient bien ; il n'y avoit qu'à donner de l'autorité à M. de Contiides et à moi, et tout iroit bien^. » Donner de l'autorité, cela voulait dire envoyer le bâton de maréchal. En vérité, M. de Mortaigne était tout aussi aveugle, obstiné et infatué que Paris Duverney. Quant à « ce troisième » qu'il ne nommait pas autrement, il est inutile de dire que cette forme dédaigneuse s'appliquait à Chevert. Chevert n'avait pu arriver que le 29 juin au quartier général. « Je ne suis pas content de rharmonie qui règne ici, » avait- il écrit au maréchal de Belle-Isle'. Heureusement la période du triumvirat ne fut pas longue ; par bonheur aussij le prince Ferdinand, à qui la journée de Crefeld avait inspiré le respect de l'armée française, même mal conduite, ne s'était occupé, depuis la bataille, qu'à se rendre maître de Kuremonde et de Dusseldorf ^ Le 3 juillet, à défaut du maréchal d'Estrées, et contre
1. Belle-lftleà MM. de Contades, de Mortaigne et de ClieTerl rollecliveoient, 28 juin I7f>8 [3k77, n« 217].
2. Sans date; probatilement du 2 juillet [-{477, n" 141 bh]m a. 30 juin [347 7, n" 247].