‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 417 sur 422 · M. DE CONTADES GÉNÉRAL EN CHEF · texte numérisé non relu

M. DE CONTADES GÉNÉRAL EN CHEF

Tavis de PAris Duverney qui appuyait le comte de Saint- (rermain, le marquis de Contades fut nommé général en chef de l'armée du Rhin. Le 8, le comte de Clermont lui remit le commandement, et M. de Mortaigne, revenu de ses illusions, écrivit avec plus de justesse qu'il n'avait jamais fait au maréchal de Belle-Isle : a Je ne puis faire le bien et mon honneur y est compromis ; j'ai perdu en un mois la réputation que je m'étois acquise pendant cinquante ans de senice. Vous êtes trop juste, monseigneur, pour exiger que je m'y expose encore; si je restois, ce seroit avec certitude d'achever de me perdre. J'ai soixante-cinq ans; il est temps de songer à une retraite ; je supplie très-humblement Sa Majesté de me l'accorder ". » Le comte de Clermont n*^ se montrait pas aussi profondément touché , parce qu'en effet il ne se sentait pas atteint; il se disait qu'il avait eu du malheur, mais sa conscience était parfaitement et très-sincèrement tranquille. Voici un curieux témoignage du marquis de Voyer : « On ne peut que plaindn* ce prince que je crois peu coupable. Je le compare à ime glace également susceptible de rendre l'image d'un imbécile et d'un habile homme; il est maladroit de l'avoir obligé à représenter d'aussi plats objets. Lorsque j'allai lui faire ma cour pour la dernière fois, j'eus avec lui une conversation qui ne laissa pas de m'étonner. Je lui demandai si M. de Mortaigne seretiroit, comme on le disoit. « Je le crois, répliqua-t-il, et il « n'emportera pas les regrets de l'armée. » J'étois trop de cet avis pour dire le contraire. M. le comte de Clermont ajouta que c'étoit un nllégomcnt pour lui dans la

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