‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 419 sur 422 · LES HANOVRIENS REPASSENT LE RHIN. 'M'A · texte numérisé non relu

LES HANOVRIENS REPASSENT LE RHIN. 'M'A

On n'a point à discuter ici ce jugement sur le marquis de Contades. On se contentera de dire que ses heureux débuts dans le commandement lui valurent presque aussitôt le bâton de maréchal qu'avait rêvé d'obtenir, concurremment avec lui, le comte de Mortaigne*. En passant sur la rive gauche du Rhin, le prince Ferdinand de Brunswick s'était proposé deux objets : détruire, s'il était possible, l'armée française, et faire déclarer la Hollande en faveur du roi de Prusse. En Hollande, malgré ses premiers succès, il ne put exciter aucun mouvement, et sans doute peu soucieux de courir les chances d'une seconde rencontre où l'armée française cherchait avec ardeur l'occasion d'une revanche, il ne songea plus qu'à dérober à son adversaire ses projets de retraite ; il réussit à repasser sur la rive droite du Rhin , le 8 et le 9 août , entre Clève et le lieu de son premier passage. Ici se terminent les dernières suitt^s, les conséquences extrêmes de la campagne de Hanovre. Commencée au mois d'avril 1757, elle s'est donc prolongée , presque sans interruption , jusqu'au 9 août 1758. C'est dire qu'il y a deux campagnes, ou, si l'on veut, deux parties bien distinctes dans ce qu'on appelle la campagne de 1758; la première appartenait doublement à ce récit, parce que le comte de Gisors s'y est trouvé mêlé, et parce qu'elle est un appendice des opérations commencées en 1757; la seconde ouvre et comprend une série d'opérations nouvelles et distinctes en Allemagne.

1. Le marquis de Contadea fat nommé maréchal de France le 24 août 17S8.

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