‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 62 sur 422 · LE (ÎOMTE DE GISORS A POTSDAM · texte numérisé non relu

LE (ÎOMTE DE GISORS A POTSDAM

saluer le vieux maréchal de Dessau, Tinstructeur de rinfanterie prussienne, et il employa deux jours à examiner de près les troupes formées par les soins de ce vétéran*. Munster et Osnabrttck ne le retardèrent point; à Hanovre il s'arrêta une demi-journée pour voir les troupes hanovriennes et les 'comparer avec ce qu'il avait vu en Angleterre. Enfin après avoir poursuivi sa course par Brunswick ^ et Magdebourg, il arriva le 18 mai, au point du jour, à Potsdam.

C'était l'annonce d'une grande revue où devait figurer, sous le commandement du roi, une grande partie de l'armée prussienne, qui avait tellement hâté les dernières étapes de son voyage ; mais la nouvelle était fausse, il n'y avait ce matin-là qu'une manœuvre comme à l'ordinaire. « Si je n'avois craint, écrivit aussitôt le comte de Gisors à son père, d'être vu du roi de Prusse avant d'avoir l'honneur de lui être présenté, j'y aurois volé pour le voir plus tôt. » Il se proposait de partir dans la journée même pour Berlin, afin de saluer d'abord le chevalier de La Touche, ministre de France, naturellement chargé de la présentation ; mais, quoi qu'il eût fait pour que personne ne prît garde à lui, à peine venait-il d'écrire à son père qu'on lui annonça deux officiers, un lieutenant-colonel de cavalerie et un adjudant du roi de Prusse. Le roi venait de dire à la manœuvre qu'il comptait bien voir dans la journée M. de Gisors et dîner avec lui. Le jeune comte hésitait; il craignait de manquer au chevalier de La Touche ; on lui représenta qu'il manquerait au roi bien

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