‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 68 sur 422 · TEMOIGNAGE DE FREDERIC · texte numérisé non relu

TEMOIGNAGE DE FREDERIC

françoise î Mais qu'elle est loin de ce mérite dans les pays étrangers * ! »

Adressés au maréchal de Belle-Isle eu pei'soune, le témoignage du maréchal Keith et celui du comte de Podewils sembleront peut-être, à des esprits déliants, entachés de complaisance; celui du chevalier de La Touche, adressé au ministre des affaires étrangères, ceux du prince Henri à Darget et de la comtesse de Camas au marquis de Valory sont déjà moins suspects ; en voici un que les plus difficiles admettront sans doute : c'est celui de Frédéric II lui-même. Le seul reproche qu'il trouvait à fah*e au comte de liisors, c'est que le jeune homme se couchait trop tard et se levait trop matin. « Je suis trop ami de son père, ajoutait-il, pour n'y pas mettre ordre au plus tôt et ne pas m'iutéresser à la conservation de sa santé. » Ce n'était là qu'un trait en passant et parmi bien d'autres affaires dont il entretenait son ministre en France, le frère du maréchal Keith, celui qu'on appelait inilord maréchal^. Le 18 juin, Frédéric étant venu à Baireuth, y avait fait dîner et souper avec lui le ministre du roi de France auprès de la Diète de l'Empire, M. Folard. a Le comte de liisors, lui avait-il dit publiquement, fait honneur à son éducation ; il fera un jour et de bonne heure bien du chemin s'il continue à s'apphquer. Je l'aime et Testime beaucoup ; je le reverrai avec grand plaisir en Silésie où il m'a promis de venir me retrouver ^. » Enfin, ce qui vaut mieux encore, c'est ce passage d'une lettre de Frédéric à l'abbé de Prades, tout à l'honneur du comte de (jisors,

Page 1