‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 69 sur 422 · VISITE DU COMTE DE GISORS · texte numérisé non relu

VISITE DU COMTE DE GISORS

sinon de la jeunesse française : « Écrivez en lettres d'or qu'il est arrivé ici un jeune seigneur françois, rempli d'esprit, de bon sens et de politesse ^ »

Le 2 juin 1754, le maréchal de Belle-Isle écrivait de Versailles à sa femme qui était à Anisy : a Le départ de votre fils a pu vous toucher au moment de la séparation, mais vous devez à présent le regarder conune s'il étoit à son régiment et songer que ce qu'il fait lui plaît beaucoup, lui est utile et lui acquiert des connoissances dont il se ressentira toute sa vie; ainsi, pour peu que vous y réfléchissiez, la satisfaction doit l'emporter sur l'inquiétude ; il se porte à merveille et dans peu il se rapprochera '^. » Il est vrai qu'au pied de la lettre, c'était se rapprocher que de venir de la Poméranie dans le Holstein ; mais ce rapprochement-là n'était point suffisant pour guérir ou calmer seulement les inquiétudes maternelles de madame de Belle-Isle,

Ce n'était pas une visite d'étiquette qui appelait dans le Holstein, ou plus exactement dans le Schleswig, le comte de Gisors ; quoiqu'il y dût voir le roi de Danemark, la rencontre était accidentelle en quelque sorte ; le principal objet de son voyage était d'acquitter une promesse qu'il avait faite depuis longtemps et de grand cœur au baron de Bemstorf , rappelé par son souverain

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