AU BARON DE BERNSTORF
en Danemark, a Venez, monsieur, lui écrivait de Schleswig ce fidèle ami de sa famille, le roi sera fort aise de votre arrivée, et moi je vous désire avec une impatience que vous seul pouvez vous représenter... Puisque vous m'accordez la joie de vous voir ici, je ne vous proposerai pas de vous détourner de votre route et de perdre votre temps dans des maisons oubliées pendant tant d'années par leur maître et qui ne sont point en état de vous recevoir '. » Retenu plus longtemps en Prusse qu'il n'avait compté d'abord et obligé par les instructions de son père de séjourner une semaine au moins à Hambourg, afin de voir avec quelque détail cette capitale du commerce allemand, le jeune voyageur ne vit pas le roi de Danemark à Schleswig, mais il se donna le plaisii* de faire à M. de Bemstorf, à Bernstorf même, dans son domaine patrimonial au bord de TElbe et tout près de Hambourg, une visite d'autant plus intime et familière. Aussi quel fut Tenchantement de M. de Bernstorf! «Je n'ai guère eu de satisfaction plus douce que de le voir, écrivait-il au maréchal, et ma joie a augmenté à mesure que je l'ai vu davantage. Grâces, vertus, agréments, application, talents, j'ai tout trouvé en lui et je goiite la joie la plus pure de pouvoir me dire qu'il a rempli mon attente. Il ne me reste que de souhaiter, comme je le fcds avec ardeur, que le ciel le conserve, et qu'il soit, comme j'ose augurer qu'il le sera infailliblement pendant de bien longues années, votre félicité et celle de madame la maréchale et l'ornement de la France. Ce n'est pas moi seul qui pense de lui comme je le fais; il a réuni