‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 85 sur 422 · n° iiO · texte numérisé non relu

n° iiO

2. C'était le comte de Broglie qui ^lail ambassadeur de France auprès du roi de Pologne, Électeur de Saxe ; mais quand il était à Var- 80Tie> un de ses secrétaires restait chargé des aiTaires diplomatiques à Dresde.

a. Fontenay à Bcllelsle, 21 Juillet [3390, n*» 434]. 4. 30 juillet [3396, n^ 444].

n2 VOYAGE EN POLOGNE.

En attendant une décision sur le Nord, M. de Belle- Isle avait autorisé le voyage en Pologne. Le comte de Bruhl , le ministre saxon et le principal conseiller du roi Auguste ,' avait envoyé sur la frontière une petite escorte de hulans au-devant du comte de Gisors*. Celui-ci arriva le 27 septembre à Varsovie et fut des le lendemain présenté par le comte de Broglie, ambassadeur de France, au roi et à la la reine de Pologne qui le retinrent, la présentation faite, pour dîner à leur table. Quelques jours après, il recevait du prince royal de Prusse ^ une lettre datée de son château d'Orangebourg, et qui, en dépit de son français défectueux, vaut la peine d'être remarquée : « Vous voyagez comme Tabeille qui tache à tirer le suc de toutes les Heurs, car jusque chez les Sarmates vous cherchez de quoi augmenter vos connoissauces. En attendant, mon cher comte, je vous applaudis du fond de mes sombres allées où les relations des pays que vous parcourez et l'histoire des nations, dont vous apprenez à connoître les hommes qui les gouvernent, font Tunique consolation de me voir ainsi enchaîne dans ma patrie. Soyez persuadé que votre souvenir m'est et me sera toujours cher et que, par conséquent, je recevrai toujours vos lettres avec plaisir. Je crois que vous n'aurez point de manœuvres militaires en Pologne, mais que l'ordre que vous verrez établi à la diète vous donnera une idée juste de ce gouvernement républicain où l'ét-at militaire n'est pas formidable, puisque la discipline qui en fait l'àmc est trop relâchée par les lois. Je vous souhaite un heu-

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