‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 90 sur 422 · H8 M. DE GISORS A COPENHAGUE · texte numérisé non relu

H8 M. DE GISORS A COPENHAGUE

traditionnel de la France et ce nom de parti français qui lai était publiquement doniié. Elle n'aTait rien pv obtenir du mr»rquis d'IlaTrincour; elle eut un moment ridée de pagner à sa cause le comte de Gisors et de renvrrser, pirson entremise, la politique française à Stockholm. Le projet était chimérique; on réussit à le lui faire comprendre, et le jeune voyaffeur, qui ne se savait pas si près d'un complot diplomatique, n'eut pas mt^me à décliner le singidier honneur d'être le champion de la reine contre son fidèle ami, le marquis d^Havrincour '.

Il quitta Stockholm le 29 décembre 1754, TÎsîta, avant de tra\erserleSund, la forteresse de Landskrona, débarqua à llehingœr et arriva, le 8 janvier 1755, à Copenhague. La France y était représentée par im homme de robe, le président 0^'er, qu'on ne manquaR pas d'appeler Ogîer le Danois. Le président et la présidente n'auniient pas mieux demandé que de faire oublier au fils du maréchal de Belle-Isle l'aimable société du marquis et de la marquise d'Havrincowr; mais le diplomate était pédant, la dame trop empressée; iis ne réussirent qu'à se rendre fatigants l'un et l'autre. D'ailleurs n'y avait-il pas à Copenhague le baron de Bernstorf ? La tendre amitié de cet homme distingué enhardit le comte de (lisors à faire en Danemark plus de politique qu'il ne s'en était permis en Suède, quoique la Suède fût précisément un des objets de sa politique. « Vous me faites le plus grand plaisir, mon cher comte, lui écrivait le marquis d'Havrincour^ de me

1. Ce renseignement, commoniqué par les Archives des Aflaires étrangères, est lire d'une dépêche chiffrée du marquis d'UaTrincour, sons la date du 3 janvier 1755.

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