‹ Le comte de Gisors, 1732-1758, étude historiqueChapitre 91 sur 422 · M. DE GISORS RAPPELÉ EN FRANCE. H · texte numérisé non relu

M. DE GISORS RAPPELÉ EN FRANCE. H

confier vos remarques sur les sentiments que vous avez reconnus dans les principaux ministrt^s danois àTégard du système d'union intime entre les deux couronnes du Nord. Rien ne peut être mieux ni plus utile que les propos que vous avez tenus sur cela à MM. de Moltke et de Rernstorf. Ce langage persuaderoit peut-être moins dans la bouche d'un ministre, on pourroit le croire étudié; dans la votre, des vérités de cette nature se font sentir dans toute leur force et font leui-s impressions. Celles que vous avez données sont très-utiles au service du roi, et je vois là une preuve de ce zèle ardent queje vous connoîs pour cet objet K »

M. de Gisors avait compté quitter Copenhague le 1 S février; il y était encore le 22 mars, parce que, ni en bateau ni en traîneau, le passage n'était possible par les Belts encombrés d'énormes mouceaux de gLice. Cependant par les rares nouvelles qu'il avait reçues il savait que, vers la fin du mois de février, sa belle-mère et sa femme avaient été malades et que la santé de sa mère surtout donnait des inquiétudes. Depuis, trois courriers avaient manqué. 11 n'y tint plus; le 22 mars il partit de Copenhague et alla s'établir à Korsœr, sur le rivage du Grand-Belt, en face de l'île de Fionie. Ce fut là qu'il reçut enfin, le 23, un courrier que lui avait dépéché le maréchal de Belle-Isle avec ordre de le rejoindre à tout prix. Il avait perdu sa mère. Le 26, ne voulant pas risquer la vie de ses compagnons de voyage, il leur défendit absolument de le suivre, s'embiu^qua^ seul avec ce qu'il fallait de marins danois pour le con-

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