MORT DE MADAME DE BELLE-ISLE
duire, réussit à gagner Nyborg, traversa plus facilement le petit Belt, et courut vers Hambourg où il passa le 30 mars. Le 7 avril, il arrivait à Paris.
Après la duchesse de Nivernais et madame de Gisors qui s'étaient promptement tirées d'affaire, la maréchale de Belle-Isle avait été atteinte, le 21 février, de la rougeole. Depuis de longues années elle avait la poitrine malade; ce n'était qu'à force de soins, Be ménagements et comme par artifice que sa frêle santé avait été maintenue dans une sorte d'équilibre que le moindre choc devait infailliblement détruire. Le 3 mars, à onze heures et demie du soir, sans agonie, sans souffrance, murmurant les prières que récitait auprès d'elle l'évêque de Laon, son meilleur ami, le directeur de sa conscience, elle s'éteignit ; la mort vint doucement à elle comme un tranquille sommeil '• On mena son corps reposer à Vernon, près de ce château et de ce parc de Bizy dont le maréchal avait fait pour elle « un des plus beaux séjours de la France et par conséquent de l'univers ^. »
Ce que dut être le premier embrassement du père et
dins une petite chaloupe avec des matelots fermes et adroits qui montoient sur les glaces quand elles pouvoient les soutenir et y faisoient monter la chaloupe, et lorsque les glaces n'éloient pas assez fortes, ils remontoienl dans la chaloupe pour la faire passer au travers desdites glaces. » Mémoires du duc de LuyneSf t. XIV, p. 112.