Juillet 17S5 [3406, n
4â6 GUERRE ENTRE LA FRANCE ET L'ANGLETERRE.
visiter la frontière du Nord. Déjà le comte de Gisors avait rejoint à Naney, au milieu du plus chaleureux et du plus touchant aceueil, son régiment de Champagne^, et il Tavait mené à Rîchemoat, près de Thionville, prendre part aux travaux et aux manœuvi^es d'ua camp que commandait un ami, un compagnon d'armes du maréchal de Belle-Isle, un lieutenant général célèbre, Chevert.
Après cinq mois de pourparlers inutiles, Louis XV avait fait savoir positivement à Londres, le 21 décembre, que le refus d'une satisfaction justement réclamée serait considéré par lui comme une déclaration de guerre. A cette dernière sommation le gouvernement de George II ae fit pas plus qu'auparavant de réponse explicite. Commencée de fait par les Anglais depuis longtemps, la guerre fut dès lors l'état normal des relations violentes entre la France et l'Angleterre. Le 27 décembre, le maréchal de Belle-Isle fut déclaré par le roi commandant en chef de toutes les côtes de France, sur la Manche et sur l'Océan, depuis Dunkerque jusqu'à Bayoune ; quelques jours, après le maréchal de Richelieu fut pourvu d'un commandement semblable sm* le littoral de la Jléditerranée-.
De maritime, la guerre devait fatalement devenir continentale. C'était l'intérêt évident de l'Angleterre de