‹ Le comte de GuicheChapitre 5 sur 9 · LE COMTE OB' GOISUIU · texte numérisé non relu

LE COMTE OB' GOISUIU

mxtà so&tbien inbleâ; mm Yetre Altesse n'est pas ea it de reconnaître cette vérité; et je crois mémte que ce Brait lui faire bia;» mai sa cour que de la hn démontrer.

— Vous me supposez donc biôn avei^e?

— Les plus charmante yeux païrôntBie pas voir juste.

— Vous qui parlez d'aveugl^nent^ il faut que le vôtre )it complet pour ne pas vous apercevoir de la peine que i donne le roi en cet instant fom faire causer mademoiïlle de la Yallière. A la manière! dont elle baisse les yeux, son attitude embarrassée) comment ne vous alarmez- vous )jB de ce qu'elle écoute avec tant de complaisance?

— Non-seulement je nt m'en aBsirme pas, mm je la'&Ê îjouis, répondit le comte en souriant.

— Quoi! vous qui passez pour être si jaloux?

— Et qui tient à Phonn^nr de mériter sa réputation, adame; mais c'est bien assez d'être jaloux de celle qu'on me.

— Gomment, ces tendres soins, ces regards sans cesse xès sur mademoiselle de la Yallière, tout cela n'est pas e l'amour? mais la pauvre enfant s'y trompe, j'en suis ire, et c'est très-mal à vous de lui laisser craire que.,.

La princesse n'acheva point. Alors le comte reprit :

— Ab ! sur ce point je n'ai aucun remords, et le trouble d'elle montre en ce moment me justifie assez.

— Alors, pourquoi vous appliquer ainsi à lui plaire? CHirquoi prendre auprès d'elle l'attitude d'un adorateur MBÎoimé ? demanda la princesse avec un peu d'humeur. ' — Je conviens que le moyen est vulgaire; mais comme réussit souvent, les malheureux sont excusables de l'em^

loyer.

— Vous, malheureux! Et depuis quand soupirez-vous ms espoir? dit la princesse en rkni.

-— Depuis plus longtemps que vous ne pensez, madame, bprît An&a»d d'un aœentqui arrêta le sourire sur les ivres de la princesse.

Alors se retournant vers madame de Lalayette, elle lui Iressa plusieurs questions qui avait pour hù d'interrom^ re la conversation dont les derniers mots la préoccupaient Um pt9Li qme le ballet dont ils étaient le prétexte. Le «cnte^ qiû cratglnit d^en avoiir trofp dit, fut charmé nt^ifitfii tiim'Bpisâtue^'se mêler iiUH estotdm p^isUleux^

ei il se mit à discuter avec esprit et chaleur les grands intérêts de la mascarade dansée.

— Ne pensez-vous pas, dit madame de Lafayette, que ce dernier vers du couplet fait en l'honneur de son Altesse es^ d'un singulier gotU, et que mademoiselle de Saint-Hilaire, chargée du rôle de la Nymphe de Fontainebleau, aura de la peine à le dire?

— J'étais distraite quand M. Benserade nous les a lus^ dit Madame ; je ne m'en souviens plus.

— Et moi qui n'ai plus guère à penser qu'à ce que j'entends, je les ai retenus, reprît la marquise. Les voici : les premiers seront applaudis de tout le monde.

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