‹ Le comte de MontecristoChapitre 13 sur 52 · LB SUICIDE · texte numérisé non relu

LB SUICIDE

Cependant Hontecri^ , lui aussi , était rentré en ville avec Emmanuel et Haximilien. Le retour fut gai. Emmanuel ne dissimulait pas sa joie d'avoir vu succéder la paix à la

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guerre , et avaiiait bautement ms goûts philanthropiques. Horret, dans un coin de la voiture, laissait la gaieté de soa Iwau-frère s'évaporer en paroles , et gardait pour lui une joie tout aussi sincère, mais qui brillait seulement dans ses r^ards. A la barrière du Tr^ne on rencontra Bertuccio ; il attendait là , immobile comme une sentinelle à son poste. Moutecristo passa la léle par la portière , échangea avec lut quelques paroles à voix basse, et l'intendant disparut.

u M. le comte , •< dit Emmanuel en arrivant à la hauteur de la place Boyate, - failes-moi jeter, je vous prie, à ma porte, afin que ma femme ne puisse avoir un seul moment d'inquiëtude ni pour vous ni pour moi, — S'il n'était ridicule d'aller faire montre de son triomphe , i> dit Horrel , n j'inviterais M. le comte à entrer chea nous; mais H. le comt« aussi a sans doute des cœurs tremblants à rassurer. Nous voici arrivés , Emmanuel , saluons notre ami , et laissons-le continuer son chemin. — (Jn moment, » dit Moutecristo, u ne me privez pas ainsi d'un seul coup de mes deux compagnons; rentrez auprès de votre charmante femme, à laquelle je vous charge de présenter tous mes compliments, et accompagnez-moi jusqu'aux Champs-Elysées, Horrel. — A merveille, » dit Maximilien ; « d'autant plus que j'ai affaire dans votre quartier, comte. — T'attendra-t-on pour déjeuner?» demanda Emmanuel, k — Non, h dit le jeune homme.

La portière se referma, la voiture continua sa route. « Voyez ctMome je vous ai porté bonheur ! » dit Morr el lorsqu'il fut seul avec le comte. « N'y avez-vous pas pensé? — Si fait, » dit IMentecristo, « voilà pourquoi je voudrais toujours vous tenir près de moi. — C'est miraculeux 1 » continua Morrel répondant à sa propre pensée. «—Quoi donc? n dit Moutecristo. u — Ce qui vient de se passer. — Oui , » répondit le comte avec un sourire, « vous avez dit le mot , Morrel, c'est miraculeux. — Car enfin, » reprit Horrel, " Albert est brave. — Très-brave , » dit Montemsto ; « je l'ai' vu dormir le poignard suspendu sur sa tétê. — Et mol

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je sais qu'il s'est battu deux fois, et trfa-bîen batbi , » dit Morrel ; * conciliez donc cela avec sa conduite de ce matin.

— Votre inQuence toujours, « reprit en souriant Houle* crislo. « — C'est heureux pour Albert qu'il ne aoit point soldat, » dit Horrel. i — Pourquoi cela? — Des excuses sur le terrain ! » fit le jeune capitaine en secouant la t^te. « — Allons, Il dit le comte avec douceur, « n'allez-TOas point tomber dans les préjugés des hommes ordinaires , Morrel? Ne conviendrez-vous pas que puisque Albert est brave, il ne peut être lâche ; qu'il faut qu'il ait eu quelque raison d'agir comme il l'a Tait ce matin, et que , partant , sa conduite est piutât héroïque qu'autre chose ?~Sans doute, sans doute, ■ répondit Morrel ; » mais je dirai comme l'Espagnol .■ « Il a I' été moins brave aujourd'hui qu'hier. >i — Vons déjeunez avec moi, n'est-ce pas, Morrel? ■ dit le comte, pour couper court h la conversation. « ~ Non pas, je vous quitte à dix heures. — Voire rendez-vous était donc pour déjeuner? » Morrel sourit et secoua la tête. « — Mais enfin fout-il toujours que vous déjeuniez quelque part, — Cependant si je n'ai pas faim?" dit le jeune homme. « — Oh! i> fit le comte, ■ je ne connais que deux seuliments qui coupent ainsi l'appétit: la douleur (et comme heureusementje voua vois trésgai, ce n'est point cela) et l'amour. Or, d'après ce que vous m'avezdità propos de votre cœur, il m'est permis de croire...

— Ma foi ! comte, " répliqua gaiement Horrel, « je ne dis pas non. — Et vous ne me contez pas cela , Maximilien ? » reprit le comte d'un ton si vif, que l'on voyait tout l'intérêt qu'il eût pris à connaître ce secret. •> — Je vous ai montré ce matin que j'avais un cœur, n'est-ce pas, comte? « Pour toute réponse, Montecristo tendit la main au jeune homme. « Eb bien ! « continua celui-ci , « depuis que ce cœur n'est plus avec vous au bois de Vincennes, il est autre part oii je vais le retrouver. — Allez, » dit lentement le comte, i allez, dier ami ; mais par grâce, si vous éprouviez quelque obstacle, rappelez-vous que j'ai quelque pouvoir en ce monde,

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que je suis heureux d'employer ce pouvoir au profit des gens que j'aime, et que je vous aime, vous, Morrel. — Bien, » dit le jeune homme , « je m'en souviendrai comme les enfants égoïstes se souviennent de leurs parents quand ils ont besoin d'eux. Quand j'aurai besoin de vous, et peut-être ce moment vieudra-t-îl , je m'adresserai k vous , comte. — Bien, je retiens votre parole. Adieu donc. — Au revoir. » On ëtait arrivé à la porte de la maison des Champs-Elysées. Hontecristo ouvrit la portière , Slorrel sauta sur le pavé, Bertuccio attendait sur le perron.

Morel disparut par l'avenue de Marîgny, et Montecrlsto marcha vivement au-devant de Bertuccio. « Eh bien? >i demanda-t-il. » — Eh bien! » répondit l'intendant, <• elle va quitter sa maison. — El son fils? — Florentin, son valet de chambre, pense qu'il en va faire autant. — Venez, n

Mootecrislo emmena Bertuccio dans son cabinet, écrivit la lettre que nous avons vue, et la remit à l'intendant. « Allez, » dit-il, H et faites diligence... A propos, faites prévenir Haydée que je suis rentré. — Me voilà, » dit la jeune fille, qui, au bruit de la voiture, était déjft descendue, et dont le visage rayonnait de joie en revoyant le comte sain et sauf. Bertuccio sortit.

Tous les transports d'une fille revoyant un père chéri, tous les délires d'une maltresse revoyant un amant adoré, Haydée les éprouva pendant les premiers instants de ce retour attendu par elle avec tant d'impatience. Certes , pour être moins expansive, la joie de Hontecristo n'était pas moins grande ; la joie , pour les cœurs qui ont longtemps souffert , est pareille k la rosée pour les terres desséchées par le soleil ; cœur et terre absorbent cette pluie bienfaisante qui tombe sur eux , et rien n'en apparaît au dehors.

Depuis quelques jours Montecristo comprenait une chose que depuis longtemps i) n'osait plus croire, c'est qu'il y avait deux Mercedes au monde, c'est qu'il pouvait encore être heureuX' Sou œil ardent de bonheur se plongeait avidement

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dans les regards humides d'Haydëe , quand tout h coup la porte s'ouvrit. Le comte fronça le sourcil. " H. de Morcerf ! « dit Baptistin, comme si ce mot seul renfermait son excuse. En effet, le visage du comte s'éclaira. « — Lequel?" demanda-t-tl, « le vicomte ou le comte? — Le comte. — Mon Dieu! » s'écria Haydëe,' n'est-ce donc point fini encore? — Je ne sais si c'est fini , mon enfant bien-aîmëe , » dît Hontecrislo en prenant les mains de la jeune 611e; « mais ce que je sais, c'est que tu n'as rien k craindre. — Ob ! c'est cependant le misérable... — Cet bomme ne peut rien sur Btoi, Haydée, i> dit Honteeristo ; « c'est quand j'avais affaire i son fils qu'il fallait craindre. — Ans» ee que j'ai souffert, n dit la jeune fille , ■ lu ne le sauras jamais, mon seigneur. i> Montecristo sourit. « — Par la tombe de mon père ! » dit Hontecrislo en étendant la main sur la tèle de la jeune fille, « je te jure, Haydée , que s'il arrive malbeur, ce ne sera point à moi. — Je te crois , mon seigneur, comme si Dieu me parlait , » dit la jenne filtc en présentant son front au comte.

Montecristo déposa sur ce front si ptir et si benu un baiser qui fit battre k la fois deux cœurs , l'un avec violence, l'autre sourdement. i< Oh ! mon Dieu I » murmura le comte, >i pcrmcttriei-vous donc que je pusse aimer encore? Faites entrer M. le comte de Morcerf au salon , » dtt-il b Baptistin , tout en conduisant )a belle Grecque vers un escalier d^bé.

Un mot d'explication sur cette visite, attendue peut-^tre de Montecristo , mais inattendue sans doute pour nos lecteurs. Tandis que Mercedes, comme nous l'avons dit, faisait ebet elle l'espèce d'inventaire qu'Albert avait fbit chez lui ; tandis qu'elle classait ses bijoux, fermait ses tiroirs , réunissait ses clefs , afin de laisser toutes choses dans un ordre parfait, elle De s'était pas aperçue qu'une tête pâle et sînistte était venue apparaître an vitrage d'une porte qui laissait entrer le jour dans le corridor; de là non-seulement on

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pouvait voir, mais on pouvait entendre. Celui qui r^ardait ainsi , selon toute pnobaUlit^ sans être tu ni entendu , vit donc et enteodit donc tout ce qui se passait chez iBAdame de Morc«-f. De cette parle vitrée, Ittoaime au visage pAle se transporta dans la chambre à coucher du eorate de HorcerT, et, arrivé là, souleva d'une main contractée le rideau d'une feuâtre donnant sur la cour. Il resta là dix minutes ainsi immobile, muet, doutant les battemenU de soo propre cœur. Pour lui c'était bien long dix minutes. Ce fut alors qu'Albert revint de son rendez-vous, aperçut son père qui guettait son retour derrière uq rideau, et détourna la tête. L'œil du comte se dilata : il savait que l'insulte d'Albert i Montecristo avait été terrible, qu'une pareille insulte, dans tous les pays du monde, entraînait un duel à mort. Or, Albea-t reatnit sain et sauf, donc le comte était vengé. Un éclair de joie indicible illumina ce visage lugubre, comme &jt un dernier rayon de soleil avant de se perdre dans les nuages qui serableot moins sa couche que son tombeau. Mats , nous l'avons dit , il atleadit en vain que le jeune homme moatât dans son appartement pour lui rendre compte de son triomphe. Que son fils, avant de combattre, n'ait pas voulu voir le père dont il allait venger l'honneur, cela se comprend; mais, l'honneur du père vengé, pourquoi ce fils ne venait-il point se jeter dans ses bras? Ce fut alors que le comte, ne pouvant voir Albert, envoya chercha son dtHneslJque. On sait qu'AJbert l'avait autorisé h ne rien oacber au comte.

Dixjninutes après, on vit apparaître sur le perron le général de Moroerf , vêtu d'une redingote uoire, ayant un col militaire, un pantalon noir, des gants noirs. Il avait donné, à ce qu'il parait, des ordres antérieurs; car à peine eut-il toiché te der.nier degré du perron, que sa voiture toutalte< )ée sortit delà remise et viats'anréter devant lui. Son valet de chambre vint alors jeter dans la voiture un caban militav« , ii>i4i i»! lu deux épées qu'il enveloppait ; puis , tot-

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msnt la portière, il s'assit près du cocher. Le cocher se pencba devant la calèche pour demander l'ordre. « Aux Champs-Élysëes, » dit te gécéral, u chez le comte de Hoiitecristo. Vite ! » Les chevaux bondirent sous te coup de fouet qui les enveloppa; cinq minutes après, ils s'arrêtèrent devant la maison du comte. M. de Horcerf ouvrit lui-même la portière , et , la voiture roulant encore , il sauta comme un jeune homme dans le contre.allëe , sonna , et disparut dans la porte béante avec son domestique. Une seconde après, Baptistin annonçait à M. de Montecristo le comte de Horcerf, et Montecristo , reconduisant Haydée , donna l'ordre qu'on fit entrer le comte de Morcerf dans le salon.

Le général arpentait pour In troisième fois le salon dans toute sa langueur, lorsqu'ea se retournant il aperçut Montecristo debout sur le seuil. ■ Eh ! c'est M. de Horcerf, » dit tranquillement Montecristo; •• je croyais avoir mal entendu. — Oui, c'est moi-même, " dit le comte avec une ef&oyable contraction des lèvres quj l'empêchait d'articuler nettement. •1 — Il ne me reste donc qu'à savoir maintenant, h dit Montecristo , « la cause qui me proimre le plaisir de voir M. le comte de Morcerf de si bonne heure. — Vous avez eu ce matin une rencontre avec mon fils, monsieur? » dît le général. « — Vous savez cela 7 n répondit le comte. •> — Et je sais aussi que mon fils avait de bonnes raisons pour désirer se battre contre vous et faire tout ce qu'il pouvait pour TOUS tuer. — En effet, monsieur, il en avait de fort bonnes; mais vous voyez que , malgré ces raisons-là, il ne m'a pas tué , et même qu'il ne s'est pas battu. — Et cependant il vous regardait comme la cause du déshonoeur de son père, comme la cause de la ruine effroyable qui en ce moment-ci accable ma maison. — C'est vrai , monsieur, >• dit Montecristo avec son calme terrible; « cause secondaire, par exemple, et non principale. — Sans doute vons lai avez tait quelque excuse ou donné quelque explication ? — Je ne lui ai donné aucune expUcation, et c'est lui qui m'a fiût des excuses.

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— Hais à quoi attribiiez-vous cette conduite? ~~ A la e*nvictîon probablement qu'il y ayait dans tout ceci un homme " plus coupable que moi. — Et quel était cet homme? — Son père. — Soit, » dit le comte pâlissant; « mais tous savei que le plus coupable n'aime pas à s'entendre conraincre de culpabilité. — Je lésais... Aussi je m'attendais i ce qui arrive en ce moment. — Vous tous attendiez i ce que mon fik fût un lâcbe?» s'écria le comte. « — M. Albert de Morcerf n'est point un lâche ! » dit Montecristo. » — Un homme qui tient \ la main une épée, un homme qui, à la portée de cette épée , tient un ennemi mortel ; cet homme , s'il ne se bat pas, est un lâche ! Que n'est-il ici pour que je le lui dise ! — Monsieur, » répondit froidement Montecristo, u je ne présume pas que vous soyez venu me trouver pour me conter vos petites affaires de famille. Allei dire cela à M. Albert, peut-être saura-MI que vous répondre. — Oh ! non I non ! » répliqua le général avec un sourire aussitàt disparu qu'éclos ; « non ! vous avez raison, je ne suis pas venu pour cela ! Je suis venu pour vous dire que moi aussi je vous regarde comme mon ennemi! Je suis venu pour vous dire que je vous hais d'instinct ! qu'il me semble que je vous ai toiyours coniiu, toujours haï ! et qu'en0n, puisque les jeunes gens de ce siècle ne se battent plus, c'est b nous de nous battre... Est-cevotreavis, monsieur? — Parfaitement. Aussi quand je TOUS ai dit que j'avais prévu ce qui m'arrivait, c'est de l'honneur de votre visite que je voulais parler. — Tant mieux. .. Vos préparatife sont faits alors? — Ils le sont toujours, monsieur. — Vous savez que nous nous battrons jusqu'à la mort de l'un de nous deux ! i> dit le général , tes dents serrées par la rage, n — Jusqu'à la mort de l'un de nous deux, h répéta te comte de Montecristo en faisant un léger mouvement de tète de haut en bas. u — Partons alors, nous n'avons pas besoin de témoins. — En effet, » dit Montecristo, « c'est inutile, nous nous connaissons si bieal — Au contraire , » dit le comte, « c'est que notis ne nous cooDaissons pas. -« u MHTi s* nomsaino. <• Il

Bail ! u dit Montecristo avec le même flegme di^sespérant , Il voyons un peu. Fi'étee-vous pas le soldat Fernaiid qui a ddsertc la veille de la bataille de Waterloo? N'étes-vous pas le lieutenant Fernand qui a servi de guide et d'espion à l'armcc française en Espagne? H'étes-vous pas le capitaine Fernand qui a tralii, vendu, assassiné son bienfaiteur Âli? £t tous CCS Fcrnand-la réunis u'ont-ils pas fait le lieutenant général comte de Morccrf, pair de France? — Oh ! i- s'écria Je général frappé par ces paroles comme par un fer rouge; « oli ! misérable, qui me reproches ma honte au moment peut-être oîi tu vas me tuer, non , je n'ai point dit que je t'étais inconnu ; je sais bien, démon, que tu as pénétré dans la nuit du passé, et que tu y as lu, h la lueur de quel flambeau, je l'ignore ! chaque page de ma vie ; mais peuE-étre y a-t-il encore plus d'honneur en moi, dans mon opprobre, qu'en toi sous tes dehors pompeux. Non, non, je te suis connu, je le sais, mais c'est toi que je ne connais pas, aventurier cousu d'or et de pierreries ! Tu t'es fait appeler k Paris le comte de Montecristo; en Italie, Sindbad le marin; à Malte, que sais-je, moi? je l'ai oublié. Maïs c'est ton nom réel que je te demande, c'est ton vrai nom que je veux savoir, au milieu de tes cent noms, afin que je le prononce sur te terrain du combat , au moment où je t'enfoncerai mon épée dans le cœur. »

Le comte de Montecristo pâlit d'une façon terrible , son ceil fauve s'embrasa d'un feu dévorant ; il fit un bond vers le cabinet attenant à sa chambre, et en moins d'une seconde, arrachant sa cravate , sa redingote et son gilet , il endossa une petite veste de marin et se coiffa d'un chapeau de matelot, sous lequel se déroulèrent ses longs cheveux noirs. Il revint ainsi, effrayant, implacable, marchant les bras croisés au-devant du général , qui n'avait rien compris h sa disparition, qui l'attendait, et qui, sentant ses dents claquer et ses jambes se dérober sous lui, recula d'un pas et oe s'ar- ^ta qu'eu trouvant sur une table un point d'appui pour sa

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