‹ Le comte de Montlosier et le gallicanismeChapitre 24 sur 36 · LE COMTE DE MONTLOSIEI · texte numérisé non relu

LE COMTE DE MONTLOSIEI

l'ancienne Eglise de France et ceux qui y étaient restés attachés autant par habitude d'esprit que par tempérament.

Le nouveau clergé ne les écoutait pas.

Ce fut la bourgeoisie et spécialement les avocats et les magistrats, ses guides et ses lumières, qui menèrent hardiment le combat. Le Mémoire à conmller était devenu leur chose propre. Le barreau de Paris s'était mis en rapport avec les barreaux de province.

Monllosier écrivait de Randanne (-21 mars 182G) à son correspondant habituel :

<i Ce n'est pas tant le grand succès qui m'occupe, encore que j'y sois peu accoutumé, que la sphère de ces succès. Je les désirerais surtout aux Tuileries. C'est là qu'est le bien, c'est là qu'est le mal. M. Billecoq pense que les avocats n'ont point à délibérer sur le Mémoire : tout en m'approuvant au fond, il blâme mon titre. M. Dupin, au contraire, me mande qu'il y a chez lui une réunion de quarante-cinq avocats, qu'on a i)Osé diverses questions au nombre de cinq, pour lesquelles on a nommé autant de rapporteurs chargés de faire les recherches législatives destinées à éclairer la discussion. Il ajoulL-: «Les délibérations seront graves,

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> profondes el, je l'espère, sans passion, avec un » égal respect, un égal amour pour la religion, la » patrie et le prince. Ces trois intérêts seront tou- » jours présents à nos esprits. »

» Quand ces délibérations me parviendront, j'agirai en conséquence. Cependant, avant de faire aucune démarche, il importe, à ce que je crois, de produire et mon ouvrage et la consultation de MM. les avocats de Paris et des autres cours royales, et d'avoir ainsi une masse d'avis liés et motivés dans toutes les parties, sur toute la surface du royaume. Avec ces forces, il faudra voir de quelle manière on peut aborder soit les Chambres, soit le gouvernement, soit les cours royales. Veuillez avoir un œil attentif sur ce qui se passe; voir, si vous pouvez, M. Dupin et M. Billecoq, en conférer avec vos amis, tels que MM. Mole et Pasquier, afin de faire ce qu'il faut et ne faire que ce qu'il faut. Ce n'est pas assez d'avoir un appui parmi les hommes de loi et les hommes d'État. M. Billecoq m'annonce dans sa lettre que j'en aurai dans le clergé, et plus là, ditil, que parmi les hommes du monde. »

Et, dans une autre lettre, datée du 4 avril de la môme année, nous prenons quelques exUaits dignes d'intérêt :

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