‹ Le comte de NetyChapitre 15 sur 42 · r/) Si» Su";;'. 1 *>i rlH · texte numérisé non relu

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sant. !

i'24 LE COMTE

. — C'est bien, repartit Djezzar : ton crime est d'une énormité que rien ne peut absoudre; en d'aussi profondes misères, tu as mérité mille morts. Si tu t'étais borné à vendre les cadavres qu'on trouve à chaque instant par la voie, je t'aurais fait grâce; mais trop de familles crient vengeance. Tu seras brûlé.

— Mais mon or, sultan , s'écria le boucher avec angoisse, mon or devrait racheter ma vie !

— Je le donnerai aux mosquées atin qu'on prie pour tes victimes. Gardes , conduisez cet homme au théâtre , et qu'il soit brûlé sur l'heure '.

' Les annales de Normandie mentionnent un fait pareil. Sous le règne de Geoffroy Plantegnest, la famine fut si grande, qu'un homme fut pris à Rouen vendant la chair

La ville retentissait sans cesse de cris, de pleurs et de gémissements. La famine apparaissait au milieu de son hideux cortège, courbant sous ses pieds avec une ardeur impitoyable les enfants et les vieillards , les matrones décrépites aussi bien que les jeunes et gracieuses filles des harems. Un soir, voulant se soustraire à cette longue agonie, le quartier delà porte de Mola se souleva instantanément , et la multitude , s'emparant des gardes, sortit de la ville avant que le motsallam eût pu envoyer des troupes de la forteresse, située à l'extrémité orientale de Tauromène.

Les Normands, croyant qu'on venait les attaquer, et tout entiers d'ailleurs à leurs

humaine des personnes qu'il avait égorgées. Dumoulin dit qu'il fut pendu.

[f'^oy. Hist. de Norm. par Gabriel Dumoulin.)

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