‹ Le comte de Paris à Québec, récit;Chapitre 20 sur 26 · I. — L'honorable George Irvine, juge de la cour d'amirauté · texte numérisé non relu

I. — L'honorable George Irvine, juge de la cour d'amirauté

J. — Le représentant de la Justice, le docteur Jolicceur.

li. — L'honorable Charles Langtdier, membre du Conseil exécutif ; MM. Siméon Lesage, assistant-commissaire des Travaux publics ; A.-L. Light, ingénieur, B. Léonard, échevin ; Théop. Ledroit, négociant ; J.-P. E. Letellier ; 0. Lemieux, régisseur de la société St-Jean-Baptiste ; A. Letellier, né-

gociant ; Edmond Lortie, avocat ; Th. Landry, ancien dépiîté ; J.-B. Laliberté, négociant ; Jules LeMoine, avocat; J.-I. Lavery, avocat; J. -M. LeMoine, pnbliciste ; W.-V. Larne, notaiie ; Gaspard LeMoine, négociant ; P.- AI. Laiirent, négociant ; Louis Lefebvre, du département de l'Instruction publique, Lawrence Lynch, étudiant en droit.

M. — L'honorable H. Mercier, avocat, premier-ministre de la province de Québec ; le lieutenant-colonel Montizambert ; MM. 0.

Migner, membre du bureau de commerce ; W. Méihot, rentier ; Jacques Malouin, avocat ; rhil. Malouin, avocat ; le docteur Morin ; K.-H. McGieevy, conseiller de ville ; Mercier ; J.-E. Martineau, membre du bureau de commerce ; Owen Murphy, député à l'Assemblée législtitive.

N. — Le repiésentant du Kew - York Herald.

O- — L'honorable G. Oui met, ancien premier-ministre, surintendant de l'Instruction publique.

P. — L'honorable L.-P. Pelletier, avocat, député à l'Assemblée législative

Pvice, vive-j)résident du bureau de commerce ; J. Picard, négociant ; Frank Pennée, agent ; C. Petitgrew, négociant ; Ernest Pacaud, avocat et journaliste ; J.-B. Provost, négociant ; J.-F. Peachy, architecte ; E.-J. Price, négociant ; A. Primeau ; 0. Picard, industriel ; A. Picher, négociant ; 0. Poliquin, industriel ; François Parent, ancien maire de Beauport.

K. — L'honorable A.-B. Eouthier, juge de la cour supérieure et professeur à l'iiniversité- Laval ; l'honorable David-A.Poss, membre du Conseil exécutif; MM. Amédée Kobitaille, avocat et c'chevin ; J.-U. Rider, J.-E. Poy, Ptosenvelt, (de New-York), E.-S. Ptickaby, industriel ; A. Racine, industriel ; Victor Roy, Verchères Robitaille, comptable ; le docteur A. Robitaille, Rodolphe Roy, avocat ; A. Rémillard, avocat ; le lieutenant-colonel Roy, Ch. Rouleau, journaliste ; J. Pochette, industriel ; A. Rivard, étudiant en droit.

S. — L'honorable Henry Starnes, président du Conseil législatif; MM. George Stewart, journali.^te ; P.-V. Savard, avocat (de Chicoutimi), John Sharples, négociant ; Lawrence Staffbrd, avocat.

T. — L'honorable T. Thibaudean, ancien* ministre ; D.-C. Thomson, ncîrociant; A. Tourangeau, ancien député ; F.-X. Toussaint^ négociant ; A. Toussaint, négociant ; Jos.-T. Tarte, notaire et journaliste ; Linière Taschereau,avocot; le colonel Turnbul], Jules Tessier, avocat et député à l'Assemblée législative, le représentant du Québec Baily Telegraphj H.- A. Turgeon, du département de l'Agriculture et de la Colonisation ; Ch. Trudelle, du bureau d'enreoistrement ; Alexandre Taschereau, avocat ; V, Turcotte, Emile Tanguay, architecte ; Ulric Tessier, avocat ; Tanguay ; Ar hur Turcotte, négociant.

V. — Le docteur Cli. Verge, ]>rofesseur à l'univers'té-Laval ; le docteur Vallée, professeur à l'université-Laval ; MM. Ph. Vallières, industriel ; Jos. Vermette, négociant ,' A. E. Vallerand, négociant.

W.— MM. G.-Pt. AVhite, rentier; J.

Welch, comptable ; le docteur Watters.

Les membres du comité d'organisation avaient eu l'œil à tout, et rien, absolument

rien, ne Jdissait à di'sirer, au ]'oint de vue du placement des invites, des décorations et du menu. Le service de la table était f'tiucelant ; des bouquets et des guirlande-, disposés çà et là, offraient leurs parfums et leur poésie, et apfortaient aux convives comme un dernier souffle de l'été, un dernier adieu de la saison des fleurs.

Pendant le dîner, Mgr le comte de Paris ■causa gracieusement avec ses voisins de table, le maiie et le juge Casault.

Mgr le duc d'Orléans s'entretint longtemps avec le premier-ministre.

Avec le dessert arriva l'heure des santés. Son Honneur le maire proposa, sans discouis, selon l'usage, la santé à la Reine, qui fut saluée par le Gocl save thc Queen ! chanté par plus de deux cents voix. Puis vint la santé à notre hôte Son Altesse Pvoyale Monseigneur le comte de Paris, que M.

Frérnout proposa eu ces termes :

DISCOURS DU Maire de québec.

" C'est un bonheur pour moi de proposer un toast qui sera accueilli avec tout l'enthousiasme qu'il mérite.

" Nous avons l'honneur, depuis quelq[ne3 heures, d'avoir dans nos vieux murs élevés par les Français d'autrefois, Monseigneur Loin3-Phili|)pe-Albeit d'Orléans, comte de Paris, l'héritier des anciens rois de France qui ont établi cette colonie de la Nouvelle- France, et qui ont fondé cette cité.

" C'est une grande joie pour nous de saluer dans la personne de Son Altesse Koyale tout ce qui nous rappelle l'ancienne mère-patrie.

" Ces souvenirs de la France sont si vivaces dans nos esprits et si chers à nos cœurs que nous pouvons affirmer que nous sommes restés français.

" Les populations de la province sont remplies de sentiments de loyauté vis-à-vis la couronne. Nous nous glorifions de nous compter parmi les plus fidèles sujets de Sa Majesté. Mais les liens étroits qui nous unissent à l'Angleterre ne nous empêchent pas de rester français de cœur. Car c'est sur les genoux de nos mères que nous avons appris à aimer la France et la glorieuse histoire des temps passés, comme nous apprenions, dès notre enfance, à conserver intact

le dépôt sacré que nous avaient légué nos pères : notre religion, notre langue et nos lois.

" Aussi chaque fois que l'occasion se présente pour des Canadiens de se rappeler les travaux de leurs ancêtres, les luttes et les gloires du passé, leurs cœurs tressaillent d'émotion.

" Aujourd'hui que nous sommes réunis pour témoigner nos sentiments de respect envers l'hôte illustre qui a bien voulu honorer ce banquet par sa présence, nous nous rappelons avec une grande joie que Son Altesse le comte de Paris personnifie ici, pour nous, tout ce passé qui nous est si cher.

" Kous saluons en Votre Altesse, nonseulement un Français distingué par sa naissance illustre, mais encore par ses mérites personnels.

" Guerrier, littérateur, philosophe. Monseigneur le comte de Paris a attaché son nom à des travaux et à des œuvres qui sont présents à notre mémoire, et, tout en offrant nos hommages à un prince royal, nous nous inclinons en même temps en présence de

l'homme éminent qui mérite à tant de titres notre admiration et notre respect.

" Vous voyez réunis autour de vous, Monseignevtr, des Canadiens de toutes les origines et de toutes les races. Ils se sont assemblés sans examiner quelles peuvent être lenrs opinions personnelles sur la politique d'un pays qui est l'ancienne mère-patrie pour le plus grand nombre.

" L'honneur qu'il ressentent de la visite du prince qui est au milieu de nous ce soir, n'est surpassé que parla joie qui est au fond de leur cœur.

" Je sais, messieurs, que je me fais l'interprète de vos désirs les plus chers, et je sens qu'en ce moment tous les cu^urs battent à l'unisson du mien, en proposant la santé de Monseigneur le comte de Paris."

L'orchestre, dirigé par M. Gabour}^, fît entendre Les adieux de Marie Stuart ; puis un chœur, recruté hâtivement parmi les convives, chanta la belle composition d'Ambroise Thomas : Dieu iwotège la France !

Son Altesse se leva alors, au milieu des plus enthousiastes acclamîttions. Tous les convives se levèrent également, et un blanc nuance de mouchoirs agités flotta au-dessus des têtes. Immo'inle, le comte de Paris dominait de sa haute taille la salle frémi-:- Scmte,qui applaudissait, applaudissait encore, applaudissait toujours.

Le silence s'étant rétabli, Son Altesse prit la parole et s'exprima en ces termes :

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