INTRODUCTION XXXIX
?;ur son cœur. Quand vint le moment des adieux, il lui dit : " mon seul regret est de n'avoir pu servir la Frai'ce et mourir pour elle. . .Soyez plus heureux que moi, c'est tout ce Cine je désire. "
Au commencement de cette même année (18S3) une nouvelle loi d'exil avait fté proposée à la Chambre et adoptée ; mais elle avait été rejotée au Sénat par une majorité de cinq voix.
La question revint sur le tapis dans les années qui suivirent, et, en attendant que l'expulsion des princes d'Orléans fût prononcée, on leur retira les emplois dont ils jouissaient dans l'armée.
Enfin, au mois de mai 1886, M. de Frevcinet, qui s'était opposé à l'expulsion deux mois auparavant, la proposa lui-même à la Chambre, pour apaiser les haines des radicaux et sauver son ministère.
XL INTHODCCTiOlîf
Le projet fut éloqiiemment combattu à la Chambre par M. le comte de ]\Iuii et d'autres royalistes, et par quelques républicains éminents, tels que Henri Maret et Anatole de la Forge.
Au Sénat, le droit et la justice furent aussi défendus avec une rare éloquence par M. le duc d'Audiffret- Pasquier, M. Léon Renault, M. Bardoux, M. Bérenger et M. Jules Simon,
Ce dernier parla avec une rare véhémence, et l'on nous saura gré de reproduire la saisissante péroraison de son discours.
Après avoir reproché avec chaleur au ministère d'avoir un svstème de gouvernement qu'on pouvait résumer en disant: ''' Chassons qui nous gêne ! " il s'écria :
"Oui, voilà le système de gouvernement : Chassons qui nous gêne !