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militaires, par exemple, qui n'a pas provoqué moins d'une quinzaine d'édits, arrêts, règlements, enchevêtrés et comme perdus dans la foule. L'ordre des matières nous a paru préférable. Il avait d'ailleurs l'avantage de nous rapprocher le plus pos ible du plan que M. le comte de Saint-Germain s'était tracé lui-même et dont il n'est pas difficile de retrouver les grandes lignes, en dépit des obstacles journaliers qui entravaient sa marche.
Nous examinons d'abord les réformes apportées dans la Maison Militaire et dans les corps privilégiés. Elles sont en quelque sorte la base de tout le système. Nous étudions ensuite le recrutement des officiers par l'institution des nouvelles Ecoles et des Cadets-gentilshommes, la réorganisation des états-majors et des grands commandements, la suppression de la finance des emplois. Pénétrant plus avant dans la constitution intime du gros de l'armée, nous abordons les questions relatives au recrutement des troupes, à la composition des corps, à la discipline. Viennent ensuite l'examen des nouvelles Ordonnances concernant les corps d'élite, artillerie et génie, et l'exposé des querelles, si ardentes alors, entre la tactique ancienne et la nouvelle, entre l'ordre profond et l'ordre mince. Nous terminons par l'étude des projets et des règlements concernant l'administration militaire, le service de santé, les Hôpitaux et les Invalides.
Tel est le cercle assez vaste qu'a parcouru, pendant une période de deux années, l'activité iébrile de M. le comte de Saint-Germain. Quelle qu'ait été la destinée de ces réformes, comme elles portent, à peu d'exceptions près, sur toutes les institutions militaires du pays, les bien connaître, c'est bien connaître en même temps la constitution de l'armée française pendant les derniers jours de la Monarchie.