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rue un homme costumé en sergent des Gardes irançaises qui Ini adressait des signes expressifs. Armande tressaillit violemment : elle avait reconnu Fanfan-la-Tulipe. Fanfan fit un geste signifiant clairement qu'il la priait de descendre. De l'endroit où elle était placée, Sabine ne pouvait voir le sergent, Armande pâlit ; elle pensa ‘ue Roland était tué et que Fanfan-la-Tulipe venait l’avertir. Elle se retourna vers Sabine.
“Il y à encore du linge ! dit-elle comme si un souvenir l'eût frappée tout à coup.
-Où done ? demanda Sabine.
- Dans l'antichantbre du premier étage, chez le roi.
—Ï11 "y a là du linge ?
— Eh oui ! je n’y songeais plus, et l’idée v'ent de m'en revenir. Je cours le chercher et je remonte.”’
Et sans at ‘endre la réponse de Sabine, elle s’élança au dehors.
Sabine, demeurée seule, s'appuya sur le c'ossier de son siège, car elle se sentait épuisée, et, joignant les mains, elle se mit à prier. Quelques instants s’écoulèrent durant lesquels la sainte Prière de ja jeune fille, cet ange de foi et de pureté, monta vers le ciel au bruit de la mitraille et de la fusillade qui renversaient, tuaient, déchiraient les créatures de Dieu. Les doigts enlacés, les veux baïssés, Sabine concentrait toute sa pensée dans cette élévation suprême...
Tout à coup elle sentit un linge humide s’abattre sur ses yeux, tandis qu'un baiïllon étouffait un cri sur ses lèvres.
Sabine crut se revoir dans le salon de l’hôtel de la rue Saint-Claude. La respiration lui manqua subitement, olle £touffa… elle s'’évanouit.…
nee, ones